CNR Algérie : la retraite anticipée accordée à une catégorie précise
Le gouvernement algérien a annoncé l'accord de la retraite anticipée, sans condition d'âge, à une catégorie très précise de travailleurs © Pexels
La Caisse nationale de retraite (CNR) met en place la retraite anticipée pour une catégorie précise de salariés en Algérie.
Une nouvelle mesure protège les salariés des entreprises frappées par des affaires de corruption. En Algérie, l’État prend désormais en charge leur retraite anticipée, leur assurance chômage et leurs indemnités de licenciement.
Le Premier ministre, Saïfi Ghrib, a signé le décret exécutif n°25-312 le 1er décembre 2025, publié dans le dernier numéro du Journal officiel. Ce texte précise les mesures que l’État applique pour prendre en charge les travailleurs des entreprises dont la justice a confisqué les biens dans des affaires de corruption.
Les salariés concernés sont ceux dont l’entreprise a fait l’objet d’une décision judiciaire définitive ordonnant la confiscation de ses biens. Que l’entreprise soit placée sous administration, totalement arrêtée ou contrainte à adopter une orientation sociale, ses travailleurs bénéficient à présent de droits spécifiques garantis par l’État.
Retraite anticipée en Algérie pour protéger les salariés dans les entreprises saisies
Parmi ces mesures, la retraite anticipée prend effet dès le dépôt du dossier auprès de la Caisse nationale de retraite (CNR) en Algérie. Les salariés peuvent également accéder à l’assurance chômage, tandis que ceux ne remplissant pas les conditions pour la retraite anticipée ou le chômage reçoivent une indemnité de licenciement.
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L’État calcule donc cette indemnité à partir du salaire de référence, qui reste compris entre le Salaire national minimum garanti (SNMG) et trois fois ce montant.
Cette initiative vise à sécuriser les travailleurs face aux conséquences des sanctions judiciaires et à assurer une transition plus sereine, en particulier pour ceux qui se retrouvent brusquement privés d’emploi.
Une logique de soutien renforcée par la hausse des pensions
Dans la foulée de cette mesure, le président Abdelmadjid Tebboune a validé hier une nouvelle revalorisation des pensions de retraite. Les retraités percevant 20 000 dinars ou moins verront leur pension augmenter de 10 %, tandis que ceux au-dessus de ce seuil bénéficieront d’une hausse de 5 %.
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Pour rappel, cette revalorisation s’accompagne d’une augmentation du SNMG, qui passera à 24 000 dinars à partir du 1er janvier 2026, et de l’allocation chômage, portée à 18 000 dinars contre 15 000 dinars auparavant.
