Vols Algérie – Europe : ce qu’Air Algérie, ASL Airlines, Transavia… ne pourront plus vous facturer
Les futures règles européennes encadrent certains frais aériens sur les liaisons Algérie-Europe © Pexels - Algérie Zoom
15 juin 2026 — Un accord politique conclu vendredi 12 juin entre le Parlement européen et les États membres de l’Union européenne va modifier plusieurs pratiques tarifaires des compagnies aériennes. Pour les voyageurs qui empruntent régulièrement les vols entre l’Algérie et l’Europe, certaines choses changent. D’autres restent exactement comme avant.
Toutes les compagnies sur ces lignes sont concernées
Le règlement européen ne distingue pas selon la nationalité de la compagnie. Ce qui compte, c’est le trajet : tout vol au départ ou à destination d’un aéroport de l’Union européenne entre dans le périmètre. Air Algérie, ASL Airlines, Transavia, Air France, Vueling, Volotea — toutes sont concernées au même titre sur les vols reliant l’Algérie à l’Europe, qu’il s’agisse de la France, l’Espagne, l’Italie, la Belgique ou l’Allemagne.
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Ce que les compagnies opérant sur les vols Algérie–Europe ne pourront plus vous facturer
S’asseoir à côté de son enfant. Selon l’accord du 12 juin, les compagnies opérant en Europe n’auront plus le droit d’imposer des frais supplémentaires à un parent souhaitant voyager assis à côté de son enfant. La pratique était largement répandue, régulièrement dénoncée par les associations de consommateurs. Elle est désormais interdite.
Corriger une faute de frappe sur son billet. Un prénom mal orthographié, une lettre en trop dans un nom de famille — des erreurs fréquentes lors d’une réservation en ligne. Jusqu’ici, les corriger pouvait représenter un coût significatif. Certaines compagnies facturaient jusqu’à 160 euros pour ce type de modification. Ce sera désormais interdit : la rectification d’une erreur mineure de saisie devra être gratuite, sans exception.
Ces deux mesures découlent directement de l’accord conclu entre le Parlement européen et les États membres.
Ce qui ne change pas — et c’est tout aussi important à savoir
Les indemnisations en cas de retard ou d’annulation sont préservées. Plusieurs États membres avaient proposé de réduire les compensations dues aux passagers en cas de vol fortement retardé ou annulé. Le Parlement européen s’y est fermement opposé, et cette proposition a finalement été abandonnée. Le système actuel reste donc en vigueur : un retard de plus de trois heures ou une annulation ouvre droit à une indemnisation comprise entre 250 et 600 euros, selon la distance du trajet.
Le bagage cabine reste payant. Le Parlement européen avait porté une proposition d’inclusion gratuite d’un bagage en cabine de 7 kg accompagné d’un sac personnel. Elle n’a pas été retenue dans le texte final. Les compagnies conservent toute latitude pour continuer à facturer ce service.
Pas d’application immédiate
L’accord conclu vendredi est politique. Avant d’entrer en vigueur de manière contraignante, il devra être formellement adopté et transposé en droit applicable. Les règles actuelles restent donc en place jusqu’à cette étape. Les voyageurs qui prévoient un vol entre l’Algérie et l’Europe cet été ne peuvent pas encore s’en prévaloir face à leur compagnie.
