Circulation des tracteurs agricoles : la mise au point de la Gendarmerie nationale
Selon la Gendarmerie nationale, un tracteur agricole doit rester sur sa voie sans gêner les autres usagers de la route © Pexels – Algérie Zoom
9 août 2026 — Une roue sur la chaussée, l’autre sur le trottoir : c’est ainsi que roulent de nombreux conducteurs de tracteurs agricoles, persuadés d’agir dans les règles pour ne pas bloquer le trafic. Faux, répond la Gendarmerie nationale. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook Tariki, consacrée à la sécurité routière, la gendarmerie revient sur ce réflexe très ancré chez les agriculteurs et remet les pendules à l’heure sur la circulation des tracteurs agricoles en Algérie.
Un statut qui n’a rien à voir avec le transport public
Premier point tranché par la gendarmerie : le tracteur agricole n’entre à aucun moment dans la catégorie des véhicules de transport public, ni pour les personnes ni pour les marchandises. Sa vocation première reste l’exécution des travaux et des exploitations agricoles. S’il emprunte la voie publique, ce n’est donc jamais à titre de moyen de transport, mais uniquement lorsque son déplacement s’inscrit dans une tâche liée directement à l’activité agricole — et à condition de respecter le code de la route ainsi que les règles de sécurité en vigueur.
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Une pratique répandue mais infondée, selon la Gendarmerie
Sur le fond du problème — cette fameuse habitude d’une roue sur la route et d’une roue sur le trottoir — la position de la Gendarmerie nationale ne laisse pas de place au doute : aucun texte ne cautionne cette manière de circuler. La règle est ailleurs. Le conducteur d’un tracteur agricole doit rouler dans le couloir qui lui est destiné, se serrer autant que possible sur la droite, et éviter tout ce qui pourrait mettre en danger ou ralentir les autres véhicules. La raison est simple : ce type d’engin appartient à la famille des véhicules lents, ce qui lui impose des obligations spécifiques — un point que la gendarmerie développe dans la suite de son communiqué sur la circulation des tracteurs agricoles.
Ce que risque un conducteur qui bloque la route
Justement, ces obligations sont claires : un véhicule lent ne doit jamais gêner la fluidité du trafic et doit céder le passage à ceux qui circulent sur les voies réservées à la circulation générale. Ignorer cette règle n’est pas anodin sur le plan juridique. Le texte parle d’une infraction de 3ᵉ degré, prévue par l’article 80/3 du décret exécutif nᵒ 04-381 (modifié et complété), et sanctionnée par l’article 121/d de la loi nᵒ 09-26 relative au code de la route. La note à payer : une amende forfaitaire fixée à 10 000 DA.
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Enfin, ce n’est pas la position des roues — sur le bitume ou sur le trottoir — qui fait la loi. Ce qui compte, insiste la Gendarmerie nationale, c’est de rester sur la voie prévue, de bien se positionner sur la chaussée et de ne jamais entraver la circulation des autres usagers de la route.
