Automobile : Michelin Algérie jette l’éponge pour cette raison

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michelin algérie

Le fabricant français de pneumatiques Michelin va bientôt mettre fin à sa présence en Algérie, après plus de 60 ans de collaboration avec le marché national.

Selon des informations rapportées par TSA, Michelin, le fabricant français de pneumatiques, a décidé de quitter l’Algérie après une présence de plus de six décennies.

Présent dans le pays depuis 1963, le groupe a concentré ses activités depuis une dizaine d’années sur la commercialisation de pneus importés. Un modèle désormais incompatible avec l’orientation économique actuelle du pays, axée sur la production locale.

Concernant la raison de son départ du marché algérien, les sources consultées par le média susmentionné indiquent que « Michelin fait face à des difficultés pour obtenir les autorisations nécessaires à l’importation de ses produits, ce qui entrave la poursuite de ses activités commerciales en Algérie ».

Une histoire de croissance, de réorientation et de retrait du marché

L’histoire de Michelin Algérie a donc commencé en 1963, lorsque le groupe français a ouvert une usine à Bachdjerrah, Alger.

Spécialisée au départ dans la fabrication de pneus pour véhicules de tourisme et poids lourds, l’usine s’est réorientée en 2002 vers la production de pneus pour poids lourds. L’usine avait alors atteint une capacité de production annuelle de 250.000 unités, dont 40 % étaient destinées à l’exportation.

En 2013, le groupe français a vendu son usine à Cevital, un groupe algérien dirigé par le richissime homme d’affaires Issad Rebrab.

L’accord a permis à Cevital de prendre une participation majoritaire de 67 % dans Michelin Algérie, avec la cession du reste des parts, ce qui a conduit à la prise de contrôle total de l’usine par l’entreprise algérienne.

L’objectif de cette vente était de relancer la production de pneumatiques sur le marché algérien. Cependant, malgré les partenariats et les projets de relance, Michelin a choisi de se retirer complètement du marché.

Par ailleurs, le départ de Michelin d’Algérie s’inscrit dans un contexte plus large de réajustement économique au sein du groupe.

En France, Michelin traverse une période difficile, marquée par une concurrence accrue des pneus chinois et des coûts de production élevés.

Fin 2024, l’entreprise a annoncé la fermeture de deux usines en France, entraînant la perte de plus de 1.250 emplois.

Avec ce retrait, Michelin laisse place à des acteurs locaux comme l’entreprise privée IRIS, qui prévoit de porter sa production à 4 millions de pneus pour poids lourds et légers d’ici la fin 2025.

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