Marché noir en Algérie : l’euro recule nettement face au dinar

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Euro dinar Algérie

Euro et dollar reculent sur le marché parallèle, le dinar algérien reprend du terrain en février © Pexels - Algérie Zoom

Après plusieurs semaines figées, presque sans relief, la sphère parallèle du change donne enfin des signes de mouvement. Et pas dans le sens attendu par certains cambistes. En ce mois de février, l’euro amorce, sur le marché noir des devises en Algérie, une baisse visible, face au dinar algérien. Une correction rapide, observée sur le terrain, qui tranche avec la longue phase de stagnation observée depuis le début de l’année. Reste à savoir s’il s’inscrit dans la durée.

Euro – dinar algérien : une glissade progressive depuis le pic de novembre

Retour en arrière. En novembre dernier, la monnaie unique européenne s’était dangereusement rapprochée du seuil symbolique des 300 dinars algériens sur le marché parallèle. Un niveau rarement atteint par le change euro – dinar sur le marché noir en Algérie, et qui avait marqué les esprits. Puis, en décembre, retournement brutal : l’euro retombe sous les 280 dinars, mettant fin à cette flambée.

Début 2026, les cours se redressent légèrement, mais sans véritable élan. L’euro oscille autour de la barre des 280 dinars, sans parvenir à s’en éloigner durablement. Une impression de surplace domine. Jusqu’à février. Il grimpe d’un dinar avant de revenir à 280 dinars. Puis la tendance s’accélère.

Algérie : l’euro passe sous les 280 DZD sur le marché noir

Sur le terrain, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ce 18 février, au Square Port-Saïd, référence incontournable du marché informel des devises à Alger, un euro s’échange à 277 dinars algériens. En clair, un billet de 100 euros contre 27 700 dinars.

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Aujourd’hui, il repasse franchement sous cette barre symbolique de 280 dinars. Les cambistes, prudents, évoquent une correction rapide. Temporaire ou durable ? Difficile à dire. Le marché, lui, observe.

Pour ce qui est des raisons de la dégringolade accélérée ces derniers jours, le mois sacré semble en être le principal moteur. « Les gens n’ont généralement pas besoin de l’euro durant le Ramadan et la demande faiblit dès son approche », explique un cambiste à Algérie Zoom.

L’euro n’est pas un cas isolé. La monnaie américaine enregistre elle aussi un recul sensible. En quelques jours seulement, le billet vert passe de 237,50 dinars algériens à 233 dinars. Une baisse notable.

Là encore, la tendance est claire. Moins brutale que celle de l’euro, mais bien réelle.
Sur le marché officiel, en revanche, peu de changements. À la Banque d’Algérie, les principales devises affichent une stabilité relative. L’euro est coté à 153,48 dinars algériens, tandis que le dollar américain s’établit à 129,66 dinars.

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Les autres monnaies de référence suivent leurs propres dynamiques. La livre sterling affiche une tendance haussière, cotée officiellement à 176,86 dinars. Le dollar canadien (95,32 dinars) et le franc suisse (168,58 dinars) évoluent, eux, sur une pente baissière.

Les particuliers et les cambistes scrutent les chiffres, calculatrice en main. Le marché noir, fidèle à sa réputation, reste imprévisible. Une chose est sûre : l’euro, pour l’instant, a perdu de son élan. Et tout le monde attend la suite.

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