Déclaration G50 janvier-février 2026 en Algérie : délais prolongés

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Déclaration G50

La DGI prolonge les délais de la déclaration G50 janvier-février 2026, un répit fiscal © APS - Algérie Zoom

Le calendrier fiscal a été bousculé. Et sur le terrain, beaucoup de contribuables s’y attendaient. La déclaration mensuelle G50 pour janvier et février 2026 bénéficie officiellement d’un délai supplémentaire, après plusieurs jours de perturbations techniques sur la plateforme de télédéclaration. L’annonce a été faite par la Direction générale des impôts, dans un communiqué diffusé jeudi.

Une décision qui vise à desserrer l’étau, au moins temporairement, pour les entreprises et professionnels concernés. En clair : plus de temps pour déclarer, sans pénalités liées au retard initialement prévu.

G50 de janvier et février 2026 : nouveaux délais à connaître

Premier point concret. La déclaration G50 relative au mois de janvier 2026 peut désormais être déposée jusqu’au mardi 10 mars 2026 inclus, alors que l’échéance initiale était fixée au 20 février. Pour février 2026, le délai est également repoussé : jusqu’au jeudi 26 mars 2026 inclus, au lieu du 20 mars.

Sur le papier, le réaménagement est clair. Sur le terrain, il soulage. Car depuis plusieurs jours, de nombreux usagers faisaient état de lenteurs, d’erreurs d’accès ou d’impossibilité pure et simple de finaliser leurs déclarations via le portail numérique. Difficile, dans ces conditions, de respecter un calendrier strict.

La prorogation ne s’arrête pas à la déclaration mensuelle de série nᵒ G50. Elle concerne aussi la déclaration liée à la taxe sur la formation professionnelle continue et à la taxe d’apprentissage au titre de l’exercice 2025, dont la date limite est désormais alignée sur le 26 mars 2026. Là encore, un report significatif par rapport au 20 février initialement prévu.

Déclaration G50 : pannes techniques et recours exceptionnel au dépôt classique

La raison avancée par l’administration est sans détour : des difficultés techniques enregistrées sur le portail “Jibayatic”. Ces dysfonctionnements ont freiné, voire bloqué, le dépôt en ligne de plusieurs déclarations fiscales ces derniers jours.

Face à cette situation, la DGI a ouvert une porte. Les contribuables n’ayant pas pu déposer leurs déclarations par voie électronique sont autorisés, à titre exceptionnel, à se rapprocher du receveur des impôts territorialement compétent afin de déposer leurs documents selon la procédure habituelle.

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Une souplesse rare, mais encadrée. Et qui confirme, en creux, que la transition vers le tout-numérique reste fragile, malgré les obligations désormais en vigueur.

Dans le même communiqué, l’administration fiscale a présenté ses excuses pour les désagréments occasionnés, assurant avoir mobilisé les moyens nécessaires pour rétablir la qualité du service. Des travaux sont d’ailleurs en cours pour le transfert du système d’information vers le nouveau centre de données du ministère des Finances, avec un objectif affiché : améliorer la stabilité et la performance du dispositif.

Déclaration fiscale en ligne obligatoire : qui est concerné en 2026 ?

Le contexte est important. Depuis le début de l’année en cours, la loi de finances impose le dépôt obligatoire des déclarations fiscales à distance pour une large catégorie de contribuables. Sont concernés ceux soumis au régime du bénéfice réel et au régime simplifié du bénéfice réel, dès lors qu’ils relèvent de services fiscaux équipés du système “Jibayatic”.

Concrètement, ces contribuables doivent disposer de codes d’accès à leur espace personnel sur le portail officiel de la DGI. Ceux qui ne les ont pas encore sont invités à se rapprocher de leur administration fiscale pour les obtenir.

En revanche, la déclaration en ligne reste facultative pour les contribuables soumis au régime de l’imposition forfaitaire unique. Une nuance importante, même si ces derniers doivent, eux aussi, s’assurer de leur inscription dans le système d’information pour pouvoir s’acquitter de leurs obligations fiscales.

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Sur le terrain, entre exigences numériques et réalités techniques, l’équilibre reste délicat. La prorogation des délais pour la déclaration G50 de janvier et février 2026 en est un signal clair. Temporaire, sans doute. Mais révélateur.

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