Algérie : la DGI facilite le paiement des taxes automobiles

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La DGI annonce de nouvelles modalités pour le paiement des taxes sur les voitures neuves, afin de simplifier les démarches et rapprocher ses services des citoyens © Pixabay - Algérie Zoom

La Direction générale des impôts (DGI) clarifie les modalités de paiement des taxes liées aux voitures neuves et aux visites techniques en Algérie. 

En effet, la Direction générale des impôts (DGI) a apporté des précisions attendues sur le règlement de certaines taxes liées au secteur automobile en Algérie. Objectif affiché : simplifier les démarches et rapprocher les services fiscaux des citoyens, partout dans le pays.

Dans un communiqué publié ce mardi 3 février 2026 sur sa page Facebook officielle, l’administration fiscale annonce que la taxe sur les opérations de vente de véhicules neufs, ainsi que les droits liés à la visite technique et à la contre-visite, peuvent désormais être réglés auprès de toutes les perceptions fiscales du territoire national.

Une mesure qui vise clairement à désengorger certains services, mais aussi à éviter les allers-retours inutiles. Sur le terrain, nombreux sont les automobilistes qui se plaignaient de circuits complexes, parfois flous. La DGI tente donc de remettre de l’ordre, et surtout de la lisibilité.

Selon le communiqué, « les dispositions de la loi de finances 2026 imposent le paiement de la taxe sur les transactions de véhicules neufs après l’achèvement des formalités de dédouanement et avant l’immatriculation ». Un calendrier précis, qui ferme la porte aux interprétations.

DGI Algérie : deux modalités de paiement prévues

Pour le règlement de ces taxes, l’administration fiscale prévoit deux options distinctes. La première repose sur la remise d’un reçu de paiement, valable aussi bien pour la taxe sur les véhicules neufs que pour la visite technique. La seconde concerne uniquement la visite technique, avec la possibilité de procéder par apposition d’un timbre fiscal distinct.

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En clair, chacun peut choisir la formule la plus accessible selon sa situation et la disponibilité des services locaux. Concernant la taxe sur les opérations de vente de véhicules neufs, la DGI insiste sur la liste des documents à fournir en Algérie. Les personnes concernées doivent présenter :

  • une déclaration en douane (D10), avec les données essentielles du véhicule ;
  • le formulaire n°846, délivré par les services des douanes ;
  • une copie de la carte nationale d’identité.

Fiscalité et industrie automobile : deux dynamiques qui se croisent

Ces clarifications fiscales interviennent dans un contexte plus large, marqué par les évolutions de l’industrie automobile en Algérie. À Turin, récemment, Stellantis a envoyé un message sans détour aux industriels algériens et italiens : le groupe veut dépasser le simple assemblage et accélérer la localisation des composants.

Lors d’une rencontre organisée avec l’ambassade d’Algérie en Italie et l’Union industrielle de Turin, 117 participants ont échangé autour des perspectives industrielles, selon l’AAPI. Sur place, Iman Toumi a mis en avant « l’intérêt porté par les fabricants italiens pour le marché algérien » et les dispositifs d’accompagnement proposés.

Stellantis, de son côté, insiste sur « l’importance de localiser l’industrie des composants en Algérie », tout en rappelant que la production vise d’abord le marché local, sans concurrence avec l’écosystème européen.

Tafraoui, vitrine du nouveau modèle

À Tafraoui, près d’Oran, l’usine Stellantis produit déjà trois modèles Fiat. L’objectif annoncé pour 2026 atteint 90.000 unités, avec l’arrivée prochaine d’Opel dans le dispositif.

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Fiscalité clarifiée, production locale renforcée, partenariats industriels en discussion. Les pièces du puzzle s’assemblent.

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