Sonatrach augmente ses prix du GPL jusqu’à 5,3 %
Sonatrach ajuste ses prix du GPL en février, sur fond de marché mondial tendu et offre limitée - Algérie Zoom
En février, les deux poids lourds du gaz de pétrole liquéfié (GPL), Saudi Aramco et Sonatrach, ont revu à la hausse leurs prix de vente officiels. Une augmentation comprise entre 1 % et 5,3 %, sur fond de marché mondial sous tension et d’offre limitée, rapporte Reuters.
Dans le détail, Saudi Aramco a relevé ses prix de 20 dollars la tonne sur les deux principaux produits. Le propane brut est désormais fixé à 545 dollars la tonne, tandis que le butane atteint 540 dollars. Un ajustement net, qui confirme la fermeté du marché. Même mouvement côté algérien, avec une hausse plus marquée sur le propane. Sonatrach a augmenté son prix de vente officiel de 25 dollars, pour le porter à 500 dollars la tonne. Le butane progresse plus modestement, avec une hausse de 5 dollars, à 490 dollars la tonne.
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Ces ajustements ne sont pas anecdotiques. Ils donnent le ton. Les prix fixés par Aramco servent de référence à de nombreux contrats d’approvisionnement reliant le Moyen-Orient à la région Asie-Pacifique. Ceux de Sonatrach, eux, constituent un indice clé pour la Méditerranée, la mer Noire et la Turquie. En clair, quand ces deux acteurs majeurs ajustent leurs tarifs, l’ensemble du marché observe, analyse… et s’aligne souvent.
Une offre sous pression, une demande qui tient
À l’origine de cette hausse chez Sonatrach et Aramco, un facteur central : la disponibilité limitée du GPL à l’échelle mondiale. Plusieurs opérateurs évoquent des flux plus serrés que d’habitude, des stocks suivis de près et une demande qui reste solide. Le propane et le butane continuent d’être très sollicités, aussi bien pour le chauffage que comme carburant ou matière première dans l’industrie pétrochimique.
Sonatrach : les prix du GPL réajustés selon le marché
Pour Sonatrach, cette revalorisation s’inscrit dans une mécanique désormais bien rodée. Les prix officiels sont ajustés chaque mois en fonction des équilibres internationaux. Même logique chez Aramco, dont les annonces mensuelles sont disséquées par les traders, contrat par contrat, cargaison par cargaison.
Reste une inconnue : la suite. Si les contraintes sur l’offre persistent, d’autres ajustements pourraient alors suivre dans les prochains mois. Les distributeurs recalculent déjà leurs équations, les industriels anticipent, et les marchés régionaux s’adaptent, parfois dans l’urgence.
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Une chose est sûre, en revanche. Le GPL démarre l’année sur un niveau de prix plus élevé, et le signal envoyé par Sonatrach et Aramco, en ce mois de février, est loin d’être anodin.
