France : ce que le nouveau système EES change pour les voyageurs algériens

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Système EES

Fin des tampons en France, le système EES modifie le parcours des voyageurs algériens © Pexels - Algérie Zoom

La scène va disparaître peu à peu dans les aéroports. Le coup de tampon, rapide, presque mécanique. En France, il appartient désormais au passé pour une grande partie des voyageurs venus de pays hors Union européenne, dont les Algériens. Depuis la mise en service du Système d’Entrée/Sortie (EES), le contrôle aux frontières prend un virage numérique, avec des bornes biométriques et une gestion automatisée des séjours.

Le dispositif est désormais actif dans les aéroports internationaux, mais aussi dans les ports et les postes frontaliers terrestres. À Paris, notamment à Roissy Charles-de-Gaulle, l’entrée en service a eu lieu dans la nuit du 10 avril. Sur place, le changement est visible. Les files avancent différemment, les voyageurs s’arrêtent devant les bornes, posent leurs doigts, regardent l’objectif. Quelques secondes. Puis ça passe.

Contrôle biométrique : fin du tampon classique

Avec le système l’EES, les autorités collectent plusieurs données : empreintes digitales, photo faciale et informations du passeport. Le système enregistre automatiquement l’entrée et la sortie du territoire européen. Résultat concret : il devient plus simple de calculer le nombre de jours restant pour un séjour autorisé avec un visa Schengen.

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Pour les voyageurs algériens titulaires d’un visa court séjour, la procédure change clairement. Plus de tampon physique. Tout se fait dans la base de données. En clair, les durées de présence sont suivies de manière automatisée, sans dépendre d’un cachet parfois difficile à lire ou mal apposé. Sur le terrain, certains voyageurs prennent quelques secondes pour comprendre le fonctionnement. Rien de bloquant, mais l’habitude doit se faire.

Qui échappe aux bornes du système EES ?

Tous les passagers ne passent pas par ce nouveau dispositif. Les titulaires d’un titre de séjour délivré par un pays européen, dont la France, restent en dehors du système. Ils peuvent continuer à emprunter les files réservées aux ressortissants de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen.

Même logique pour les détenteurs d’un visa long séjour français ou d’un passeport talent. Pour eux, le parcours reste plus fluide. Pas de passage obligatoire devant les bornes biométriques. Une distinction qui, sur place, crée deux circuits bien visibles.

Des attentes réduites à terme

Lors de la phase de test, plusieurs critiques ont émergé. Temps d’attente plus longs, hésitations devant les bornes, agents mobilisés pour accompagner. Mais les autorités françaises assurent que la situation doit évoluer. Une fois les bases de données totalement opérationnelles, le temps de contrôle devrait diminuer, potentiellement en dessous de celui de l’ancien système.

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Sur le terrain, l’ajustement est en cours. Les voyageurs observent, les agents expliquent, et la mécanique se met en place progressivement. Le tampon disparaît, doucement. Une page se tourne, sans bruit.

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