Diversification des exportations : l’Algérie expédie vers la France, l’Espagne et le Canada
Exportations algériennes en hausse : céramique, pièces mécaniques et tomates prennent la route de nouveaux marchés © Pexels - Algérie Zoom
Le mouvement s’accélère. Depuis plusieurs wilayas d’Algérie, des produits fabriqués localement prennent désormais la route de nouveaux marchés, avec des exportations vers la France, l’Espagne et le Canada, mais aussi vers d’autres destinations en Méditerranée et en Afrique. Sur le terrain, responsables économiques et opérateurs parlent d’une dynamique qui gagne en consistance, portée à la fois par l’industrie et l’agriculture.
Hier, plusieurs opérations ont été lancées presque simultanément. Des cargaisons de produits céramiques ont quitté le territoire en direction de marchés européens et nord-américains, tandis que des pièces détachées automobiles ont été orientées vers la Tunisie et la Libye. Une diversification visible. Et concrète.
Exportations depuis l’Algérie : des produits industriels qui gagnent du terrain
À Tizi Ouzou, le coup d’envoi d’une série d’exportations a illustré cette montée en cadence. Les expéditions concernent notamment des produits céramiques destinés au Canada et à la France, mais aussi d’autres marchés, preuve que l’offre nationale tente d’élargir son rayon d’action.
Les responsables présents ont insisté sur la qualité des produits et sur leur compétitivité. Sur place, l’ambiance était plutôt pragmatique : industriels, élus locaux, diplomates, tous évoquent une production qui cherche désormais à s’installer dans la durée à l’international. Pas de triomphalisme. Plutôt une étape supplémentaire.
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Le ministère du Commerce extérieur met en avant l’accompagnement des entreprises pour renforcer leurs capacités logistiques et commerciales. L’objectif est clair : accroître les exportations hors hydrocarbures et faciliter l’accès des industriels aux marchés extérieurs. Cette orientation se traduit par des opérations régulières, coordonnées depuis plusieurs wilayas.
L’agriculture aussi à l’export, direction l’Espagne
Dans le même temps, le secteur agricole suit la même trajectoire. Depuis le port d’Oran, une opération d’exportation de 80 tonnes de tomates vers l’Espagne a été lancée. L’envoi se fait par étapes, avec un premier lot de 18 tonnes. Les volumes sont encore modestes, mais la démarche est significative.
Le complexe agricole à l’origine de cette expédition s’étend sur une dizaine d’hectares et génère plus de 250 emplois. Sur place, l’enjeu dépasse la simple vente : il s’agit aussi de structurer des filières capables de répondre aux exigences des marchés européens. Les services techniques accompagnent les investisseurs, notamment sur les aspects logistiques et sanitaires.
Une stratégie élargie depuis plusieurs wilayas
Ces opérations ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un programme plus large comprenant 35 opérations d’exportation depuis 13 wilayas d’Algérie vers 19 pays. Industrie, agriculture, pièces mécaniques… la palette s’élargit progressivement.
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Dans les zones de production, cette évolution se remarque. Les transporteurs se mobilisent, les plateformes logistiques s’activent, les responsables locaux parlent d’une cadence nouvelle. Rien de spectaculaire, mais une progression régulière. Et, à mesure que les cargaisons quittent les ports, une idée se confirme doucement : les exportations algériennes cherchent désormais leur place sur plusieurs marchés à la fois.
