Algérie : 30 cas de leptospiroses détectés à Tizi Ouzou

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Leptospiroses Tizi Ouzou

À Tizi Ouzou, 30 cas de leptospiroses recensés, une vigilance sanitaire locale reste de mise © DSP - Algérie Zoom

Une alerte sanitaire, contenue mais surveillée de près. Ces derniers jours, une trentaine de cas de leptospiroses ont été enregistrés dans la wilaya de Tizi Ouzou en Algérie, selon un communiqué officiel de la Direction de la santé et de la population (DSP), rendu public samedi 14 février. Une situation connue des services sanitaires locaux, qui rappellent qu’il s’agit de cas sporadiques observés de manière récurrente, à la même période, dans certaines zones.

Cas de leptospiroses : une vigilance saisonnière à Tizi Ouzou

La leptospirose n’est pas une maladie anodine. Elle se transmet principalement par contact avec de l’eau ou des sols contaminés par les urines de rongeurs infectés, notamment après des épisodes de pluies ou dans des environnements humides. Sur le terrain, médecins et responsables sanitaires parlent d’un phénomène maîtrisé. Pas de signal d’alarme, ni de flambée inhabituelle.

Dans son communiqué signalant les cas de leptospiroses, la DSP de Tizi Ouzou insiste sur un point précis : la situation ne suscite aucune inquiétude particulière. Les cas recensés restent dans des proportions comparables à celles observées les années précédentes. Autrement dit, rien de nouveau sous le soleil d’hiver. Les équipes médicales locales sont mobilisées, les protocoles appliqués. Discrètement, mais efficacement.

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Dans certaines communes, les habitants connaissent bien le sujet. Après les pluies, on évite les flaques stagnantes, on redouble d’attention autour des habitations. Des réflexes simples, souvent transmis sans bruit. Difficile de ne pas y voir une routine sanitaire, presque banale, mais qui continue d’exiger rigueur et prévention.

Coopération sanitaire : l’Algérie saluée par l’OMS

Sur un tout autre registre, mais toujours dans le champ de la santé publique, l’Algérie a récemment bénéficié d’une mise en avant par l’Organisation mondiale de la Santé. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué la priorité accordée aux questions sanitaires par les autorités algériennes, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune.

Dans une publication sur la plateforme X, le responsable de l’OMS a évoqué la qualité des échanges avec le professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre l’Algérie et l’OMS, notamment en matière de systèmes d’alerte précoce et de fabrication locale de produits médicaux.

Des priorités partagées à l’échelle internationale

Cette rencontre s’est tenue en marge de la 158ᵉ session du Conseil exécutif de l’OMS, organisée du 2 au 6 février 2026 à Genève. Les échanges ont permis d’aborder plusieurs chantiers structurants : renforcement des systèmes de santé, préparation aux urgences sanitaires, coopération régionale et mise en œuvre du Règlement sanitaire international.

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On a également mis sur la production locale de médicaments et de technologies de santé, un axe stratégique pour l’Algérie comme pour d’autres pays africains. En toile de fond, un objectif clair : consolider des systèmes capables d’anticiper, de répondre et de durer.

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