Algérie : lancement des premières greffes de cœur en 2026
L'Algérie franchit une étape historique avec le lancement officiel de ses premières opérations de transplantation cardiaque dès 2026 © Pexels - Algérie Zoom
Une annonce attendue depuis des années. L’Algérie s’apprête à franchir un cap majeur dans le domaine de la transplantation d’organes. Le ministère de la Santé a confirmé, ce mardi 10 janvier 2026, le lancement des premières greffes de cœur dans le pays, un tournant pour des milliers de patients en attente.
L’information a été donc rendue publique lors d’une journée parlementaire consacrée à la transplantation d’organes humains, organisée par le Conseil de la Nation. Le secrétaire général du ministère de la Santé, s’exprimant au nom du ministre Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a annoncé que « l’Algérie lancera cette année les premières greffes de cœur ».
Selon la même déclaration, cette activité verra le jour « en coordination avec plusieurs pays avancés disposant d’expériences réussies dans le domaine de la transplantation d’organes, notamment la greffe cardiaque ». Une coopération jugée indispensable pour garantir un démarrage sécurisé et conforme aux standards internationaux.
Les greffes de cœur prévues dès cette année
Par ailleurs, le ministre a tenu à rappeler que la transplantation d’organes demeure largement insuffisante en Algérie. « Elle reste une activité à développer, car elle représente l’unique espoir pour des milliers de patients inscrits sur de longues listes d’attente », a-t-il souligné.
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Au-delà de l’enjeu médical, l’impact économique apparaît clairement. La généralisation des greffes permettrait « de réduire considérablement les coûts des traitements à l’étranger », souvent lourds pour les familles et pour les finances publiques.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le lancement de la greffe rénale en 1986 à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger, le pays a réalisé environ 1 600 opérations seulement. Un chiffre très en dessous des besoins réels, selon les spécialistes.
Des greffes encore limitées à quelques centres
D’autres types de greffes progressent, mais à un rythme lent. Certaines restent même confinées à un nombre très restreint d’établissements. En effet, le ministre a cité l’exemple de la greffe de cellules souches, pratiquée exclusivement au Centre Pierre et Marie Curie à Alger.
« Ce centre dispose de la seule unité spécialisée dans ce domaine pour le traitement des leucémies et des anémies sévères », a-t-il rappelé.
Greffes de cœur : Un programme national pour changer d’échelle
Pour inverser la tendance, le ministère annonce la mise en place d’un programme national de développement de la greffe, placé sous la supervision de l’Agence nationale de transplantation d’organes.
L’objectif se veut clair : structurer la filière, former les équipes, élargir les centres habilités et lancer officiellement la transplantation cardiaque dès 2026. Un chantier lourd, mais indispensable.
