Algérie : l’OAIC réduit fortement les prix de la lentille verte et du riz Basmati

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Algérie prix lentille riz

Baisse des prix de la lentille verte et du riz basmati avant l’Aïd en Algérie © Pexels -Algérie Zoom

En Algérie, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a annoncé une réduction importante des prix de deux produits alimentaires très consommés : la lentille verte et le riz basmati étuvé. L’organisme public a fixé le prix de la lentille verte à 110 DA contre 210 DA auparavant, tandis que le prix du riz basmati étuvé passe de 160 DA à 120 DA.

Selon le communiqué de l’OAIC, ces nouveaux tarifs s’appliquent déjà. Ils concernent les consommateurs ainsi que les commerçants et professionnels du secteur. Ces derniers doivent se rapprocher des coopératives de céréales et de légumineuses sèches. Ils peuvent ainsi bénéficier des nouvelles conditions tarifaires.

Cette mesure illustre le rôle de l’OAIC comme acteur public chargé de participer à la stabilité du marché alimentaire et à la préservation du pouvoir d’achat. L’organisme intervient régulièrement dans l’approvisionnement national en produits céréaliers afin de limiter les tensions sur les prix des produits de large consommation.

Hausse des dépenses : les prix du riz et de la lentille reculent en Algérie

L’annonce de l’OAIC intervient à quelques semaines de l’Aïd El Adha. Cette période est marquée par une forte hausse des dépenses des ménages. La question du prix des moutons reste au centre des préoccupations des familles algériennes.

En janvier 2026, Abdelmadjid Tebboune a annoncé l’importation d’un million de têtes de moutons pour répondre à la demande liée à la fête. La première cargaison est arrivée au port d’Alger le 26 mars 2026. Les moutons importés sont proposés à un prix plafonné à 50 000 DA.

Parallèlement, une plateforme numérique de réservation a été mise en place. Les citoyens s’inscrivent et reçoivent un SMS indiquant le point de retrait. Le paiement électronique ouvre droit à une réduction de 2 000 DA afin d’encourager les transactions numériques.

Malgré ces mesures, les prix des moutons locaux restent élevés. Au marché de Gueddar Kouka (Mila), ils varient entre 90 000 et 260 000 DA. Certains atteignent 360 000 DA, et dépassent parfois 400 000 DA.

Les éleveurs évoquent la hausse des coûts de production (alimentation, soins, transport). Dans un entretien accordé à Al-Araby Al-Jadeed, Fadi Tamim, de l’Organisation algérienne de protection du consommateur, parle d’un « paradoxe algérien » lié au maintien des troupeaux malgré la demande.

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Dans ce contexte, la baisse des prix en Algérie de la lentille verte et du riz basmati prend une importance particulière. Ces produits de base, très consommés, ne bénéficient ni de subventions directes ni de plafonnement des marges bénéficiaires.

Algérie : prix du riz et de la lentille face aux produits subventionnés et réglementés

L’État encadre les prix de plusieurs produits de large consommation. Le décret nᵒ 16-87 du 1ᵉʳ mars 2016 fixe les prix de l’huile alimentaire et du sucre blanc. Le décret nᵒ 20-242 du 31 août 2020 fixe les prix de la semoule de blé dur. Ils varient entre 900 DA et 1 000 DA selon la qualité.

Le lait pasteurisé en sachet est vendu à 25 DA le litre (décret nᵒ 16-65 du 16 février 2016), tandis que le pain normal de 250 g reste fixé à 7,50 DA (décret nᵒ 20-241 du 31 août 2020).

Les carburants, le gaz naturel et certains médicaments sont également soumis à des mécanismes de régulation incluant des prix ou marges plafonnés par l’État.

À l’inverse, la lentille verte et le riz basmati ne relèvent pas de ces dispositifs de prix en Algérie, ce qui donne plus de portée à la baisse des prix décidée par l’OAIC.

Tebboune réaffirme son engagement pour le pouvoir d’achat

Dans son message adressé aux travailleurs à l’occasion du 1ᵉʳ mai, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé la volonté de l’État de préserver le pouvoir d’achat et le caractère social du pays.

Selon le message présidentiel, l’État a engagé plusieurs mesures depuis 2022. L’État a augmenté les salaires et relevé le salaire minimum garanti. Il a aussi revalorisé les pensions de retraite. Il a enfin exonéré fiscalement les bas revenus.

Le président a également évoqué la création de la prime de chômage. Il a mentionné des aides destinées aux femmes au foyer. Des dispositifs sont aussi prévus pour les personnes handicapées et les étudiants. Il a enfin souligné la prolongation du congé maternité.

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Le chef de l’État a insisté sur la poursuite des transferts sociaux. Il a également évoqué le soutien aux produits de large consommation et rappelé la lutte contre la spéculation. Il a aussi ciblé les pénuries artificielles et les hausses injustifiées des prix.

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