Retards de vols : l’aéroport d’Alger annonce de nouvelles mesures
Mesures annoncées à l’aéroport d’Alger pour fluidifier les départs estivaux - Algérie Zoom
Le PDG de la Société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires (SGSIA), Mokhtar Saïd Mediouni, a annoncé de nouvelles dispositions visant à limiter les retards de vols à l’aéroport international d’Alger Houari Boumediène durant la saison estivale 2026. Ses déclarations ont été faites dans un entretien accordé au journal Horizons.
Il a détaillé une série de mesures opérationnelles destinées à améliorer la fluidité du trafic aérien à l’aéroport d’Alger.
Retards de vols à l’aéroport d’Alger : causes et mesures annoncées
Le responsable insiste d’abord sur la complexité des retards, qui ne dépendent pas uniquement de l’aéroport.
Il précise que « la ponctualité d’un vol dépend de plusieurs intervenants ». Il évoque notamment « les compagnies aériennes, les contrôleurs aériens, les services techniques ainsi que différents acteurs externes ».
Il ajoute que « les retards peuvent résulter de pannes techniques, d’embouteillages routiers, d’accidents ou de contraintes opérationnelles extérieures ». Les causes restent donc variées.
Pour répondre à ces contraintes, la SGSIA active une coordination élargie et renforce la coopération entre tous les acteurs aéroportuaires.
À ce propos, le PDG détaille : « Nous allons réunir et présider le comité de facilitation aéroportuaire regroupant les compagnies aériennes, les services de sécurité, les douanes, la Protection civile ainsi que NAFTAL ».
Pour limiter les délais, l’aéroport cible directement les points de congestion. La priorité concerne les contrôles de sûreté et les passages aux scanners.
Selon Mediouni, l’aéroport international d’Alger va « ouvrir les scanners au maximum, renforcer les effectifs de sûreté et améliorer la coordination entre les différents services ». Il ajoute que « la priorité absolue reste la sécurité des passagers ».
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Il insiste aussi sur l’importance du transit international. Selon lui, « les voyageurs recherchent des correspondances rapides et efficaces ».
Ainsi, « il est nécessaire de renforcer les moyens logistiques et d’améliorer la qualité des services afin d’attirer davantage de voyageurs en transit », souligne-t-il.
Les investissements prévus en 2026
De plus, l’aéroport d’Alger prévoit plusieurs investissements significatifs cette année en concentrant ses efforts sur les zones de forte attente. Dans ce cadre, Mokhtar Saïd Mediouni a présenté plusieurs projets structurants pour l’année 2026.
Le premier axe concerne les équipements et services. Le PDG explique que « nous attendons la livraison imminente d’un premier lot de nouveaux chariots de qualité supérieure dans le cadre d’un programme global portant sur 4 000 chariots ».
Il annonce des transformations majeures dans les infrastructures. « Nous préparons l’ouverture du Duty Free et de nouveaux espaces de restauration avant l’été », précise-t-il.
Le programme inclut aussi l’extension des passerelles et la modernisation des terminaux. « Le projet prévoit l’ajout de 11 nouvelles passerelles à l’ouest et la modernisation de celles du terminal 1 », mentionne-t-il
Par ailleurs, la sécurité énergétique est également renforcée. Le PDG confirme : « l’infrastructure bénéficiera prochainement d’une deuxième ligne électrique, garantissant ainsi une sécurisation totale du système ». Il ajoute que « plusieurs projets d’équipements modernes sont en cours de lancement, notamment l’acquisition de nouveaux body scanners de dernière génération, afin de réduire les délais de contrôle et renforcer la sécurité ».
Retards de vols : comment l’aéroport d’Alger fluidifie le passage des voyageurs
Pour gérer le grand rush estival, l’aéroport renforce ses équipes opérationnelles et ouvre davantage de scanners. Mediouni précise : « La digitalisation et les nouveaux équipements devraient permettre un gain estimé à près de 80 % du temps de traitement ». À ce propos, il rappelle que : « Les bagages ont été livrés en 19 minutes lors de la saison précédente ».
Par ailleurs, des espaces spécifiques seront également aménagés pour les familles et les enfants, afin de « mieux gérer les temps d’attente des familles ».
Enfin, l’aéroport prévoit la mise en place d’un hôtel capsule de 50 chambres. Selon le PDG, cette infrastructure permettra d’« accueillir les voyageurs en transit, ceux ayant raté leur vol ou confrontés à d’importants retards, en leur offrant un espace pour se reposer, dormir ou encore prendre une douche ». Le service sera payant et exploité par un opérateur privé, comme c’est déjà le cas pour les commerces et restaurants de l’aéroport.
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Ces initiatives visent à améliorer la ponctualité et le confort des voyageurs. Elles soutiennent l’ambition affichée par le PDG : « Faire de l’aéroport d’Alger un hub africain de référence ».
