Aéroport d’Alger : 500 000 euros saisis sur un faux parlementaire

0
Aéroport Alger euros

Aéroport d’Alger : 13 milliards saisis sur un faux parlementaire, une affaire de blanchiment d’argent - Algérie Zoom

Un contrôle qui tourne court. Et, derrière, une affaire bien plus lourde que prévu. À l’Aéroport international Houari Boumédiène d’Alger, les services de sécurité ont intercepté un passager qui tentait de quitter le territoire avec une somme impressionnante de plusieurs centaines de milliers d’euros. L’homme, présenté comme un homme d’affaires, aurait essayé de profiter d’une fausse qualité de parlementaire pour franchir les contrôles sans être inquiété.

Selon les éléments issus d’investigations judiciaires rapportées par Ennahar, le suspect s’apprêtait à embarquer pour Istanbul. Sa démarche, apparemment rodée, reposait sur une mise en scène soigneusement préparée : tenue formelle, attitude assurée, et surtout cartes professionnelles périmées évoquant une fonction officielle. L’objectif était clair, passer rapidement les contrôles et éviter toute fouille approfondie. Mais cette fois, les vérifications ont été plus poussées.

Des centaines de milliers d’euros découverts à l’aéroport d’Alger

L’alerte intervient au passage sous le portique. Les agents insistent, demandent au passager de retirer sa veste. Le contrôle révèle alors ce qui était dissimulé dans ses effets personnels. À l’intérieur de ses bagages, les douaniers découvrent 474 300 euros, soit près de 13 milliards de centimes, ainsi que des lires turques.

La méthode utilisée surprend. Les billets étaient divisés en centaines de liasses, chacune entourée d’un billet de 1 000 dinars, puis recouverte de papier aluminium. Une tentative artisanale pour perturber les scanners. Sur place, les agents constatent rapidement l’ampleur de la somme. L’opération est interrompue, l’argent saisi.

À lire aussi | MCA : Mokwena arrêté à l’aéroport d’Alger avec 16 000 dollars

Difficile de ne pas noter la précision du montage. Tout semblait organisé pour franchir les contrôles avec discrétion. Pourtant, la procédure classique a suffi à faire tomber le stratagème.

Une enquête qui remonte à un réseau plus large

Les investigations menées après l’interception de l’argent à l’aéroport d’Alger ont permis de remonter l’origine supposée des fonds. Les éléments recueillis évoquent un stock d’or acquis à l’étranger en 2012, puis transformé progressivement en devises. L’enquête ne s’arrête pas là. Elle met également en évidence l’existence de complices présumés, dont un bijoutier basé à Blida, ainsi que d’autres intervenants à l’étranger.

Les autorités ont aussi relevé plusieurs biens immobiliers situés dans des quartiers résidentiels de la capitale, notamment à El Achour et Dely Ibrahim, ainsi que des comptes bancaires hors du pays. Autant d’éléments désormais versés au dossier.

À lire aussi | Aéroport d’Alger : il cache 8 000 € et sort une excuse inattendue

Au total, six personnes sont poursuivies dans cette affaire. Elles doivent comparaître devant le tribunal de Dar El Beïda. Les chefs d’accusation portent notamment sur infraction à la législation des changes et mouvements illicites de capitaux, ainsi que sur des soupçons de blanchiment d’argent.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *