Sonatrach : bond historique de la production d’eau potable en Algérie
Sonatrach accélère le dessalement et modifie l’équilibre de la production d’eau potable en Algérie © Pexels - Algérie Zoom
La production d’eau potable en Algérie franchit un seuil inédit avec Sonatrach. Porté par les investissements dans le dessalement, le dispositif piloté par le groupe énergétique affiche désormais des volumes nettement supérieurs à ceux observés il y a encore quelques années. Sur les ondes de la Radio algérienne, un responsable de la Société algérienne de dessalement de l’eau (AEC) a détaillé une progression rapide, presque brutale. En clair, la production nationale atteint aujourd’hui 3,7 millions de mètres cubes par jour, un niveau qui modifie sensiblement l’équilibre de l’approvisionnement.
Le changement se voit surtout dans la part du dessalement. Elle passe de 18 % à 42 % des besoins nationaux, preuve que la stratégie engagée sur le littoral prend forme. Sur le terrain, plusieurs stations tournent déjà à plein régime. Celle du Macta, par exemple, dépasse 420 000 m³ quotidiens, un volume qui pèse lourd dans la couverture globale.
Une montée en puissance rapide des stations de dessalement
La hausse s’appuie sur un premier programme complémentaire réceptionné début 2025. Cinq grandes installations ont été mises en service, injectant à elles seules plus de 370 millions de mètres cubes. Les montants engagés suivent la même tendance : environ 250 millions de dollars pour les unités classiques, contre 420 millions de dollars pour les nouvelles stations de grande capacité.
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Difficile de ne pas y voir un virage technique assumé. Le dessalement devient progressivement une pièce centrale du système hydraulique national, notamment pour les zones côtières. Et cela change la donne, surtout à l’approche des périodes de forte consommation.
Eau potable en Algérie : six nouvelles stations de Sonatrach en préparation
La dynamique ne s’arrête pas là. Un second programme prévoit six nouvelles stations totalisant 1,8 million de m³ par jour supplémentaires. La première phase dépasse déjà le milliard de dollars. Trois projets ont été lancés à Tlemcen, Chlef et Mostaganem, signe d’un déploiement progressif le long du littoral.
L’AEC rappelle toutefois son rôle précis : elle produit l’eau, tandis que la distribution revient à la Société algérienne des eaux. Une organisation qui évite les chevauchements. En parallèle, les équipes planifient deux à trois opérations de maintenance par an, chacune limitée à quelques jours, afin de maintenir une exploitation continue.
L’été en ligne de mire
Les épisodes météorologiques restent un facteur à surveiller. La turbidité liée aux crues peut provoquer l’arrêt automatique de certaines installations, ce qui oblige à adapter les équipements. Mais le calendrier de maintenance a été ajusté pour éviter toute perturbation durant l’été, période la plus sensible.
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Au final, le dessalement conduit par Sonatrach s’impose comme un levier majeur pour sécuriser l’alimentation en eau potable. Les volumes progressent, les stations se multiplient… et sur le littoral, la montée en puissance devient concrète.
