Hydrocarbures : 17 découvertes majeures signées Sonatrach

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Sonatrach hydrocarbures

Sonatrach relance l’exploration avec 17 découvertes et un programme massif d’investissements énergétiques © APS - Algérie Zoom

Dix-sept découvertes en une seule année. Le chiffre est posé, brut, presque sec. Et pourtant, il dit beaucoup de choses sur l’état réel du sous-sol algérien. En 2025, le groupe Sonatrach a enregistré 17 nouvelles découvertes d’hydrocarbures, confirmant que le domaine minier national reste loin d’avoir livré tous ses secrets. Une donnée centrale, alors que le groupe engage un cycle d’investissement massif pour la période 2026-2030.

Sur le terrain, cette dynamique se traduit par une relance appuyée de l’exploration, y compris dans des bassins considérés comme matures. Une réalité que souligne le PDG du groupe, Noureddine Daoudi, dans un entretien accordé, ce 24 février 2026, à l’APS. Le message est clair : le potentiel est toujours là. Il faut aller le chercher.

Un sous-sol encore largement prospectif

Ces 17 découvertes ne doivent rien au hasard. Elles sont le résultat d’un travail méthodique, concentré sur des bassins sédimentaires complexes, riches, parfois anciens, mais encore loin d’être épuisés. Difficile de ne pas y voir un signal fort : même dans des zones déjà exploitées depuis des décennies, le domaine minier algérien continue de livrer des surprises.

Selon le PDG de Sonatrach, ces résultats confirment que le sous-sol national demeure largement prospectif, malgré l’ancienneté de certaines exploitations. Une donnée stratégique, au moment où la question du renouvellement des réserves devient centrale pour les grands producteurs.

Sur le terrain, les équipes poursuivent un travail discret, technique, parfois ingrat. Forages d’exploration, analyses géologiques, retraitement de données sismiques… Un travail de fond, loin des annonces spectaculaires, mais qui porte ses fruits.

Sonatrach : un plan d’exploration des hydrocarbures à grande échelle

Pour transformer ces résultats en tendance durable, Sonatrach a changé d’échelle. Le groupe prévoit un programme d’exploration couvrant 66 % du domaine minier national, avec environ 500 puits d’exploration à forer sur la période à venir. À cela s’ajoute un vaste programme d’acquisition sismique en 2D et 3D, ainsi que des études de traitement et de retraitement géologique et géophysique.

Ce n’est pas anodin. Sur la période 2026-2030, l’activité exploration et production concentrera 75 % des investissements de développement du groupe. Un choix assumé, présenté comme vital pour toute entreprise pétrolière et gazière.

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Mais sur place, il n’est pas seulement question de découvrir. Il faut aussi maintenir. L’investissement de production prévoit le forage d’environ 950 puits de développement et la réalisation de 6 300 opérations sur des puits existants. Un chantier permanent, souvent invisible, mais essentiel pour garantir la continuité de la production.

À noter également : 26 % du budget exploration-production sera réalisé en partenariat, signe que Sonatrach continue d’ouvrir certains projets dans le domaine des hydrocarbures à la coopération internationale, sans renoncer à la maîtrise globale de sa stratégie.

Pétrochimie : cap sur la transformation locale

Au-delà de l’amont, le groupe avance sur un autre terrain : celui de la transformation. La pétrochimie est désormais présentée comme un levier structurant, au cœur d’un modèle plus intégré. L’objectif est double : réduire les importations et créer de la valeur localement.

Plusieurs projets sont déjà bien engagés. À Arzew, le complexe MTBE, utilisé comme additif pour l’essence, affiche une avancée de 86 % en février 2026, avec une mise en service progressive attendue pour juin. À Skikda, le complexe LAB est destiné à l’industrie des détergents. Toujours à Arzew, le projet STEP/PDH PP vise la production de polypropylène, un matériau très demandé.

Ces projets, réalisés en grande partie en efforts propres, s’inscrivent dans une logique d’autosuffisance industrielle. D’autres sont développés en partenariat, notamment avec la compagnie turque Ronesans pour un projet PDH PP à l’étranger, tandis que des discussions se poursuivent sur des projets liés au plastique et au méthanol.

Une dynamique contractuelle soutenue

L’année 2025 a également été marquée par la conclusion de huit contrats d’hydrocarbures avec de grandes compagnies internationales, dans le cadre de la loi 19-13. Cinq de ces contrats sont issus de l’appel à concurrence lancé par ALNAFT, d’autres ont été conclus par négociation directe.

Les discussions se poursuivent avec plusieurs acteurs majeurs. Sur ce point, le discours reste mesuré. Pas d’emballement. Juste une continuité assumée, dans un cadre réglementaire stabilisé.

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Enfin, ce cap stratégique de Sonatrach s’inscrit dans une séquence symbolique forte : celle du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures. Un rappel discret, mais présent, que la souveraineté énergétique reste un fil conducteur. Et que, chiffres à l’appui, le sous-sol algérien n’a pas dit son dernier mot.

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