Adil Boulbina : origine en Algérie, âge, carrière…
Découvrez le parcours d'Adil Boulbina, futur pilier de la sélection algérienne © FAF - Algérie Zoom
Un but, un seul. Mais un but qui a fait basculer un pays entier. En envoyant l’Algérie en quarts de finale de la CAN 2025, Adil Boulbina a changé de statut. Inconnu du grand public il y a encore peu, l’ailier de 22 ans incarne aujourd’hui l’un des visages les plus attendus du football algérien.
Mardi soir, face à la RD Congo, l’Algérie cherchait une étincelle. Elle est venue d’un joueur entré sur la pointe des crampons, à la 113e minute. Adil Boulbina, lui, n’a pas hésité. Une accélération, un geste juste, puis ce ballon envoyé au fond au bout de la prolongation. Silence d’un côté, explosion de l’autre. Les Verts filent en quarts (1-0). Et un nom commence à circuler partout, dans les cafés, sur les réseaux, dans les tribunes.
Né à El Milia, formé au Paradou
Adil Boulbina voit le jour le 2 mai 2003 à El Milia, dans la wilaya de Jijel. Le football, il le touche très tôt. Direction ensuite le Paradou AC, passage presque obligé pour les jeunes talents techniques du pays. Là-bas, il apprend le jeu, les déplacements, la patience aussi. Le centre du Paradou façonne des profils précis, exigeants. Adil Boulbina s’y fond vite.
Le 16 août 2021, il goûte au monde professionnel face au NA Hussein Dey. Quelques minutes, mais déjà un signe : une passe décisive. La suite s’enchaîne. Saison après saison, il s’impose, jusqu’à devenir meilleur buteur du championnat algérien. Le public réclame son nom. Certains le surnomment même, un peu vite peut-être, le « CR7 algérien ».
Du PAC à Al Duhail, un cap franchi
L’été dernier, il quitte Alger pour Al Duhail, au Qatar. Nouveau décor, autre pression. Sur le banc, Djamel Belmadi, ancien sélectionneur des Verts. Le choix intrigue, mais Adil Boulbina répond sur le terrain. Il confirme, gagne en maturité, en visibilité. Sa trajectoire ne surprend plus vraiment ceux qui le suivent de près.
En sélection, Vladimir Petkovic prend son temps. Pas de précipitation. Il l’observe avec les A’, sous les ordres de Madjid Bouguerra, notamment lors de la Coupe arabe des nations. Convaincu, le sélectionneur l’emmène au Maroc pour la CAN 2025. Boulbina patiente encore, joue quinze minutes contre le Soudan. Puis vient ce soir face au Congo. Et ce but.
Aujourd’hui, son nom s’impose naturellement dans le débat. L’Algérie tient peut-être là bien plus qu’un joker. Un joueur formé localement, passé par toutes les catégories nationales, et désormais prêt à écrire la suite. Sur le terrain, surtout.
