Algérie : la relance de l’usine Suzuki se précise à Saïda

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Usine Suzuki Algérie

Le site de Saïda, transféré à Madar, fait l’objet d’un projet de relance industrielle - Algérie Zoom

La relance industrielle prend forme à Saïda. Jeudi, une délégation parlementaire s’est rendue dans cette wilaya de l’ouest de l’Algérie pour inspecter plusieurs unités de production, dont l’usine automobile qui portait autrefois la marque « Suzuki ». Ce site, récupéré par l’État dans le cadre des affaires de corruption impliquant Mahieddine Tahkout, a été transféré au groupe public Madar, qui prépare sa remise en service.

La visite de l’usine Suzuki en Algérie s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information menée par la Commission des affaires économiques, de l’industrie, du commerce et de la planification. Objectif : suivre l’application des directives présidentielles visant à lever les blocages sur les projets d’investissement et à améliorer le climat des affaires, informe un communiqué de l’APN..

Sur le terrain, les membres de la délégation ont constaté l’état actuel du complexe, désormais sous gestion publique. Des équipements modernes sont toujours en place, et les véhicules récupérés ont été examinés. Selon les informations recueillies, des travaux sont en cours pour réactiver l’usine en partenariat avec un acteur international, dans le but de préserver la performance des installations.

La relance du de l’usine « Suzuki » en Algérie s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le gouvernement et le groupe Madar, qui envisagent une exploitation industrielle à moyen terme.

Diversification industrielle à Saïda

Après l’usine Suzuki, active en Algérie dans le passé, la délégation s’est rendue à la laiterie El Manba Saïda, relevant du groupe Giplait. L’unité emploie 156 travailleurs, collabore avec 552 agriculteurs et 38 coopératives laitières, et se spécialise dans la collecte de lait frais et la distribution de ses dérivés. Le directeur général, Sadaoui Ismaïl, a expliqué que l’entreprise prépare l’élargissement de sa gamme de produits et vise l’exportation vers certains marchés africains. Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes efficaces pour soutenir les éleveurs de bovins producteurs de lait.

La visite s’est poursuivie à la Société nationale des abrasifs, qui emploie 98 personnes et dispose d’un contrat d’exportation vers la Mauritanie d’une valeur de 200 000 dollars. La présidente de la commission, Samira Berhoum, a alors mis l’accent sur l’importance de produire localement les matières premières et de moderniser les équipements de production.

Rencontre avec les investisseurs

Lors d’une réunion avec les opérateurs économiques de la wilaya, Samira Berhoum a déclaré que le jugement de la transformation économique doit se baser sur ses résultats concrets : création de richesse, emplois et amélioration du pouvoir d’achat. Elle a enfin ajouté que les remarques recueillies vont parvenir aux autorités compétentes, accompagnées de propositions de modifications législatives destinées à soutenir les investisseurs.

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