Algérie – Nigeria : Éric Chelle critique les choix de Petković (vidéo)

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Éric Chelle

Éric Chelle analyse avec franchise les choix tactiques de Vladimir Petkovic lors de la récente confrontation entre l'Algérie et le Nigéria © Instagram Éric Chelle - Algérie Zoom

Un mois après l’élimination de l’Algérie en quart de finale de la CAN 2025, le sélectionneur nigérian Éric Chelle est récemment revenu sans détour sur ce match disputé à Marrakech. Analyse tactique, lecture du onze algérien, absence de Baghdad Bounedjah : le technicien des Super Eagles estime que certains choix de Vladimir Petković ont clairement pesé dans la balance.

Éric Chelle parle avec un avantage. Il a vécu le football algérien de l’intérieur. Six mois sur le banc du MC Oran, ça laisse des traces, des repères aussi. Sur RMC Sport, le sélectionneur nigérian l’assume pleinement.

« J’ai eu l’honneur d’entraîner durant six mois en Algérie. Cela m’a permis de mieux comprendre le joueur algérien. Il est très technique, il aime le ballon, il veut jouer », explique-t-il.

Éric Chelle insiste sur un point précis : la relation entre l’équipe nationale et son public. « Les supporters algériens aiment quand leur équipe garde la possession. Je savais que si je laissais l’Algérie jouer librement, j’aurais de gros problèmes ». D’où une consigne claire donnée à ses joueurs : presser haut, fort, sans relâche.

Sur le terrain, le Nigeria a étouffé les Verts. Peu d’espaces. Peu de temps pour réfléchir. Et une maîtrise physique assumée.

L’absence de Bounedjah, un tournant selon Éric Chelle

Le moment clé, pour le technicien malien, arrive avant même le coup d’envoi. La feuille de match. Pas de Baghdad Bounedjah. Un choix fort de Petković. Et, selon Chelle, une opportunité immédiate.

« Quand j’ai vu la composition, j’ai compris que je pouvais accentuer la pression », confie-t-il. « Avec Bounedjah, ça aurait été différent. En football, pour sortir du pressing, il y a deux solutions : jouer court ou envoyer long vers un attaquant capable de garder le ballon et faire remonter le bloc ».

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L’Algérie, sans véritable point d’appui axial, a souffert. Mohamed Amoura, mobile et généreux, n’a jamais offert le même profil. Chelle enfonce le clou : « Son absence m’a paru une opportunité. J’ai demandé à mes joueurs d’appuyer encore plus ».

Éric Chelle : Petković attendu… mais jamais démenti

Le sélectionneur nigérian avoue même avoir anticipé un changement rapide côté algérien. « Je pensais qu’il allait faire entrer Bounedjah dès le début de la seconde période », révèle-t-il. Rien ne vient. Petković temporise. Peut-être par calcul. Peut-être par conviction.

« Il croyait sans doute que notre intensité allait baisser après la 60e minute. Moi, je m’attendais à son entrée dès la reprise », ajoute Éric Chelle, presque surpris. Le Nigeria, lui, ne baisse jamais le pied. Résultat : (2 – 0), net.

Arbitrage contesté, mais débat plus large

L’arbitrage du Sénégalais Issa Sy a beaucoup fait parler. Décisions discutables, rythme haché, nervosité sur le terrain. Mais plusieurs observateurs pointent ailleurs. Sur le banc. Dans les choix.

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Sur place, dans les tribunes de Marrakech, beaucoup d’Algériens se posaient la même question. Pourquoi se priver d’un attaquant capable de peser face à une défense physique ? Une élimination. Et des débats qui, eux, ne sont toujours pas clos.

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