Algérie : suspension des agréments pour l’importation pharmaceutique

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Algérie importation pharmaceutique

Le ministère bloque les nouveaux agréments d’importation pharmaceutique, une décision qui renforce la régulation du secteur © Pexels - Algérie Zoom

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique change de cap sur le dossier de l’importation de produits pharmaceutiques en Algérie. Une nouvelle instruction interne vient de suspendre la réception des demandes d’agrément pour les nouveaux importateurs de médicaments et de dispositifs médicaux.

La décision, relayée par la Direction des activités pharmaceutiques et de la régulation, concerne l’ensemble des opérateurs économiques souhaitant exercer cette activité. Autrement dit, les services concernés n’accepteront plus les nouveaux dossiers, et cela jusqu’à nouvel ordre.

Le document insiste sur l’application stricte de cette mesure, sans détailler publiquement les raisons précises de cette suspension. Sur le terrain, cette annonce intervient alors que le marché connaît depuis plusieurs semaines des tensions sur certains produits disponibles en pharmacie.

Un marché sous surveillance après plusieurs tensions

Dans plusieurs officines, certains produits pharmaceutiques ont récemment été signalés comme difficiles à obtenir. Des situations de tension ont été relevées, parfois accompagnées de ruptures ponctuelles selon les zones.

Début avril, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, avait reconnu l’existence de ces difficultés. Il avait toutefois précisé que les stocks restaient disponibles chez plusieurs acteurs du secteur, notamment au niveau des établissements spécialisés dans l’importation, la fabrication ou encore la distribution en gros.

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Le problème ne concernait donc pas uniquement l’existence des stocks, mais aussi leur mise sur le marché dans des délais rapides.

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a alors demandé plusieurs actions concrètes : la libération des stocks disponibles, le respect des délais de distribution — entre 48 heures et cinq jours — ainsi qu’un renforcement des missions de contrôle sur le terrain.

Les opérateurs ont également été avertis que tout manquement aux obligations réglementaires pouvait entraîner des sanctions administratives, y compris le retrait de l’agrément.

Importation pharmaceutique en Algérie : entre restriction et simplification

Cette suspension des nouveaux agréments tranche avec une autre mesure prise récemment par le même ministère. Quelques semaines plus tôt, les autorités avaient au contraire facilité certaines démarches liées à l’importation des matières premières pharmaceutiques.

L’attestation de régulation pharmaceutique ne figure ainsi plus dans le dossier exigé pour la domiciliation bancaire. Cette simplification administrative visait à accélérer l’approvisionnement des industriels et à fluidifier les procédures avec les établissements bancaires.

D’un côté, l’Algérie limite l’entrée de nouveaux opérateurs dans l’importation pharmaceutique. De l’autre, elle allège certaines formalités pour soutenir la production et l’approvisionnement.

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Cette double orientation montre une volonté de mieux encadrer le secteur tout en sécurisant la disponibilité des produits sur le marché national. Le message paraît clair : renforcer l’organisation du circuit pharmaceutique, tout en gardant un contrôle étroit sur les flux d’importation.

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