Automobile : Proton prépare l’arrivée de ses modèles en Algérie

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Proton Algérie

Proton s’apprête à bousculer le marché algérien avec une nouvelle gamme de modèles

Le constructeur automobile malaisien Proton accélère ses démarches pour s’implanter en Algérie. Discussions diplomatiques, production locale et partenariats industriels : le marché algérien devient un point d’ancrage stratégique en Afrique du Nord.

Le constructeur automobile malaisien regarde désormais vers le marché algérien avec insistance. Proton, encore discret en Algérie, affiche une ambition claire : s’y installer durablement. Lors de récents échanges avec l’ambassadeur de Malaisie à Alger, Datuk Rizani Irwan Mohamed Mazlan, l’entreprise a posé les bases d’un projet structuré, pensé sur le long terme.

Au cœur des discussions, un mot revient souvent : alignement. Proton veut caler sa stratégie de croissance sur les priorités industrielles algériennes. Production locale, intégration industrielle, création d’un écosystème automobile solide. Le discours tranche avec les simples opérations d’importation qui ont longtemps dominé le secteur.

Proton : une implantation pensée en Algérie sur le long terme

Pour Proton, l’Algérie ne représente pas un marché parmi d’autres. Mohamed Azwan bin Mohamed Noor, représentant de l’entreprise, évoque un partenariat durable et collaboratif. En clair, le constructeur ne veut pas se contenter de vendre des véhicules. Il veut construire une industrie réelle. Qui sera capable de renforcer la position de l’Algérie dans l’automobile nord-africaine.

Sur le terrain, cette approche séduit. Les autorités algériennes cherchent des projets crédibles, capables de structurer la filière, de créer de l’emploi et de favoriser le transfert de savoir-faire. Proton semble vouloir cocher ces cases, au moins sur le papier.

Proton, un constructeur à l’histoire singulière

Fondée en 1983 sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, Proton incarne un projet industriel national assumé. Le constructeur, propriété du groupe DRB-HICOM, a débuté avec des technologies Mitsubishi avant de franchir, étape par étape, le cap de la production totalement localisée.

La Proton Saga, lancée en 1985, marque le point de départ. Quatre ans plus tard, l’usine de Shah Alam dépasse les 100 000 unités produites. Dans les années 1990, la gamme s’élargit avec la Wira et la Perdana. Puis vient la Waja, premier modèle entièrement conçu en interne, symbole d’une maturité industrielle assumée.

L’acquisition de Lotus Cars change ensuite la donne. Proton renforce son ingénierie, développe les moteurs CamPro et lance la Gen-2. Une montée en gamme progressive, sans tapage.

Un constructeur déjà tourné vers l’international

Aujourd’hui, Proton domine le marché malaisien et exporte vers plusieurs régions clés : Europe, Afrique australe, Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le Maroc, l’Égypte et l’Irak figurent déjà sur la carte. L’Algérie pourrait devenir la prochaine étape logique de Proton.

Reste à voir comment ce projet prendra forme concrètement. Calendrier, modèles concernés, sites de production : beaucoup de détails manquent encore. Sur place, les observateurs attendent des annonces plus précises. Mais une chose semble acquise : Proton ne parle plus de l’Algérie comme d’un simple débouché. Le constructeur la voit désormais comme un partenaire industriel à part entière.

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