Banque d’Algérie : le change euro – dinar atteint un nouveau seuil
L’euro dépasse un nouveau seuil face au dinar sur le marché officiel algérien © Unsplash - Algérie Zoom
Ce mercredi 28 janvier 2026, les chiffres publiés par la Banque d’Algérie ont retenu l’attention : l’euro dépasse désormais les 154 dinars sur le marché officiel. Une progression qui n’est pas anodine, car elle s’inscrit dans une série de hausses quotidiennes observées depuis plusieurs jours.
Change officiel : une montée rapide
En deux séances seulement, l’euro a grimpé de plus d’un dinar, selon les chiffres de la Banque d’Algérie. Hier encore, elle franchissait la barre des 153 dinars ; aujourd’hui, elle s’affiche à 154,36 dinars à la vente et 154,31 dinars à l’achat. Ce rythme soutenu tranche avec la stabilité du début de mois. On peut y voir le signe d’un ajustement plus large des taux officiels, même si la Banque d’Algérie ne communique pas sur les raisons précises de cette accélération.
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Les autres devises suivent leur trajectoire
Le dollar américain reste positionné à 129,15 dinars à la vente et 129,13 dinars à l’achat, tandis que la livre sterling atteint 178,21 dinars à la vente et 179,19 dinars à l’achat. Ces niveaux confirment que la volatilité touche l’ensemble des devises, mais c’est bien l’euro qui concentre l’attention, en raison de son rôle central pour les voyageurs et les importateurs.
Le fossé avec le marché parallèle
Reste un constat difficile à ignorer : l’écart avec le marché parallèle demeure considérable. Ce mercredi, l’euro se négocie autour de 282 dinars à la vente, contre 279 à 280 dinars à l’achat. Le différentiel dépasse 130 dinars par unité, ce qui continue d’alimenter les arbitrages des particuliers. En clair, même si l’euro grimpe officiellement, le marché informel reste la référence pour ceux qui cherchent des devises en dehors des circuits bancaires.
À l’approche des périodes de voyage, cette poussée de l’euro pourrait accentuer la pression sur la demande. Les opérateurs économiques, eux, surveillent de près ces cotations, car elles influencent directement leurs coûts et leurs marges. La question reste ouverte : s’agit-il d’un simple ajustement technique ou du début d’une nouvelle phase de revalorisation du change officiel ?
