CAN 2025 : Benzema galvanise l’Algérie avant le Nigeria

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CAN 2025 Benzema Algérie

Benzema soutient l’Algérie après sa qualification face à la RD Congo en huitièmes de la CAN 2025 © Facebook officiel du joueur - Algérie Zoom

Karim Benzema, Ballon d’Or 2022, a pris la parole pour encourager l’Algérie après sa qualification face à la RD Congo en CAN 2025. Dans un tournoi où chaque mètre se conquiert, ce soutien d’une star mondiale résonne fort. Et pendant que les Fennecs se tournent vers le Nigeria en quart, Benzema fait aussi parler de lui en France : un retour en Bleu poserait la question de la hiérarchie offensive avec Kylian Mbappé.

Karim Benzema s’est exprimé après le choc des huitièmes entre l’Algérie et la RD Congo à la CAN 2025. Le match s’est mué en bras de fer. Mardi dernier à Rabat, rien n’a été facile. Longue bataille, fautes, frissons, peu d’occasions nettes. Il a fallu pousser la porte de la prolongation et survivre à ses nerfs. Et puis, la lumière : Adil Boulbina, entré tard, signe une frappe limpide et délivre les siens à la 113e minute. Un geste de pur sang-froid, qui impose un score court et implacable : 1‑0.

Dans ce contexte rugueux, le mot d’ordre est simple : tenir. Le match a longtemps été cadenassé, avec peu de prises de risques. L’Algérie a haussé le ton à l’heure de jeu, portée par l’énergie d’Anis Hadj Moussa et les interventions décisives d’Hicham Boudaoui. La qualification ne s’est pas offerte : elle s’est arrachée.

La vidéo de soutien et la réaction au but de Boulbina

Au lendemain de la victoire, Benzema publie une courte vidéo sur son compte officiel. Sa voix pose une promesse : « On va tout arracher inchallah. On est va, on est va, vamos ! One, two, three, viva l’Algérie. On est ensemble inchallah. » Rien d’emphatique, rien de surjoué. Le message tient en une poignée de mots, mais ils portent. Les joueurs les entendent. Les supporters les relaient.

Avant cette prise de parole, Benzema avait déjà réagi à l’exploit de l’équipe d’Algérie contre la RDC en CAN 2025. Il commente une photo du buteur, salue l’inspiration et l’efficacité d’Adil Boulbina. Ce clin d’œil, discret mais clair, vient appuyer l’idée que ces gestes comptent : une légende s’incline devant un coup de génie, et c’est toute une équipe qui se sent adossée à un socle de respect. Dans une CAN, les détails mentaux pèsent autant que les schémas.

Un quart de finale compliqué contre le Nigeria

Place à la suite : l’Algérie défiera le Nigeria en quart de finale, samedi 10 janvier. Rien d’un simple rendez‑vous. Les Super Eagles connaissent les joutes à haute pression, ils imposent du duel, des transitions rapides et une caisse physique qui use. Pour les Fennecs, la clé sera la maîtrise : comprimer les espaces, jouer juste, accepter les temps faibles et frapper dans les interstices.

Dans ce cadre, l’écho d’un soutien prestigieux n’est pas un luxe. Il crée une énergie autour du groupe, resserre le vestiaire, lève la tête dans les moments de doute. On ne gagne pas un quart sur les réseaux sociaux, mais on peut y gagner un souffle.

Benzema, rival potentiel de Mbappé chez les Bleus

Pendant que l’Algérie avance, Benzema redevient un sujet brûlant en France. Dans une interview à L’Équipe, il ne ferme pas la porte : s’il est appelé, il vient jouer. Sans détour. Et un détail change tout : s’il revient, c’est pour la pointe. Didier Deschamps connaît le profil, l’intelligence des appels, le jeu en remises, l’art de fixer et libérer.

Le débat traverse les plateaux : Hugo Guillemet estime que Mbappé n’est pas à son meilleur en numéro 9 et qu’il peut faire davantage de dégâts côté gauche. Si Benzema revient, la concurrence serait frontale, mais elle peut aussi être complémentaire : un avant‑centre de métier, un finisseur‑perforateur qui vient de l’aile. Reste à savoir si les circuits de l’équipe de France permettent cette cohabitation sans perdre en lisibilité.

Ce que ça change pour l’Algérie

Pour les Fennecs, l’essentiel est ailleurs : transformer un match arraché en socle. Le message de Benzema ne change pas le plan de jeu, mais il change l’atmosphère. Avant un quart face au Nigeria, les encouragements d’une figure planétaire ajoutent une couche de confiance et de respect. L’équipe a montré qu’elle peut souffrir, attendre, et frapper tard. À ce niveau, on n’épargne personne : on s’impose, ou l’on plie.

L’Algérie a gagné le droit de croire. Avec l’appui d’un champion qui connaît les nuits décisives, elle se présente au quart avec une conviction renforcée : les matches se gagnent dans les détails, et les détails s’enchaînent mieux quand le groupe sent le monde du football derrière lui. Une vidéo, un commentaire sur le but de Boulbina, une qualification au bord du précipice : parfois, la dramaturgie crée la dynamique. Et c’est tout ce que demande une CAN.

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