Coup de filet à Constantine : 405 pièces romaines saisies (vidéo)
Constantine : démantèlement d’un réseau de trafic d’objets archéologiques et saisie de centaines de pièces romaines © Pexels - Algérie Zoom
Un nouveau coup d’arrêt porté au trafic du patrimoine. La semaine dernière, le Service régional de lutte contre le crime organisé de l’Est, basé à Constantine – le SRLCO relève de la DGSN – a démantelé un réseau spécialisé dans le trafic de biens archéologiques et culturels protégés par la loi, récupérant des centaines de pièces de monnaie romaines. Une affaire suivie de près, menée discrètement, et qui a fini par livrer ses preuves.
Un réseau structuré, actif dans l’Est
Tout commence par des investigations de terrain menées sur plusieurs semaines. Sur place, les enquêteurs identifient un groupe de quatre individus, opérant dans une wilaya voisine de Constantine. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Rapidement, les recoupements révèlent des ramifications dans plusieurs wilayas de l’Est du pays. Une organisation rodée, visiblement habituée à contourner les règles.
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Leur objectif était en fait clair : exporter illicitement des biens archéologiques hors du territoire national. En clair, faire sortir du pays des fragments d’histoire, loin des regards et en dehors de tout cadre légal.
Des pièces de monnaie romaines issues de fouilles illégales à Constantine
Lors des opérations d’arrestation, les services spécialisés procèdent à une saisie conséquente. Pas moins de 405 pièces de monnaie métalliques romaines, toutes de valeur archéologique et culturelle, sont récupérées à Constantine. Elles datent de l’époque romaine. Des objets anciens, découverts à la suite de fouilles et de prospections réalisées sans aucune autorisation officielle.
Sur le terrain, difficile de ne pas mesurer l’ampleur de la perte évitée. Ces pièces, si elles avaient quitté le pays, auraient disparu à jamais du circuit patrimonial national.
Une affaire portée devant la justice
À l’issue de l’enquête, un dossier judiciaire complet est constitué. Les mis en cause sont présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Mila. Les faits retenus concernent notamment la détention et la vente d’objets d’art et de biens archéologiques protégés, issus de fouilles non autorisées, ainsi que le défaut de déclaration de découvertes archéologiques.
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Un rappel, au passage, que le patrimoine n’est pas un butin. Et que sa protection reste, plus que jamais, une priorité sur le terrain.
