El Niño se prolonge jusqu’en février 2027 : quelles conséquences pour l’Algérie ?

El Niño Algérie

Sans toucher directement l'Algérie, El Niño pourrait influencer les pluies hivernales et les températures en Méditerranée - Algérie Zoom

Selon une mise à jour de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), El Niño devrait se maintenir jusqu’en février 2027, une échéance qui relance la question de ses effets possibles sur l’Algérie.

El Niño va encore se renforcer d’ici la fin 2026

« El Niño s’est solidement installé et va s’intensifier pour devenir un phénomène de très forte intensité dans les mois à venir, avec des répercussions importantes sur les régimes de température et de précipitations, ainsi que sur les risques associés d’inondations, de sécheresses et de chaleurs extrêmes », alerte l’OMM.

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La probabilité que le phénomène se maintienne jusqu’en février 2027 est proche de 100 %. Les températures océaniques dans le Pacifique équatorial, déjà 1,5 °C au-dessus des normales entre mai et juillet 2026, ont atteint +2 °C en juillet, puis jusqu’à +2,6 °C mi-août. Un signal que l’OMM juge suffisamment fort et cohérent pour estimer son degré de confiance élevé.

L’Algérie, hors de la zone directe mais pas hors de portée

Le pays se trouve à des milliers de kilomètres du Pacifique équatorial, là où naît El Niño. Il n’en subit donc aucun effet direct.

Les perturbations qu’il génère peuvent toutefois se propager à travers le système climatique mondial et modifier, dans certaines circonstances, les conditions météorologiques jusque dans le Bassin méditerranées. Ce qui expose indirectement l’Algérie à ses effets, sans qu’aucune règle simple ne permette d’anticiper si cela se traduira par plus de sécheresse, de pluie ou de chaleur.

Pourquoi la météo algérienne échappe à toute prévision automatique

De nombreux paramètres brouillent le signal d’El Niño avant qu’il n’atteigne l’Algérie : la Méditerranée, l’Atlantique Nord, les courants atmosphériques venus d’Europe, et le Sahara lui-même.

Un météorologue ne peut donc pas se contenter d’observer le Pacifique pour deviner le temps qu’il fera dans le pays. Le vrai point à surveiller reste les pluies d’hiver. Elles remplissent les barrages, rechargent les nappes phréatiques et irriguent les terres agricoles du nord. Les températures méritent la même attention, déjà orientées à la hausse en Méditerranée. Aucune vague de chaleur précise ne peut, à ce stade, être imputée à El Niño.

L’Algérie doit-elle s’inquiéter ?

La prudence prime sur l’alarmisme, mais la vigilance reste de mise. L’enjeu tient surtout à la façon dont un El Niño aussi puissant pourrait interagir avec les autres ingrédients du climat méditerranéen. El Niño ne représente donc pas un danger direct pour l’Algérie. Il reste un phénomène mondial dont les répercussions indirectes méritent d’être suivies de près.

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