Industrie automobile : l’Algérie lance un plan d’intégration
Saïfi Ghrib installe un groupe de travail pour créer un référentiel national d’intégration automobile © Unsplash - Algérie Zoom
L’Algérie veut accélérer dans l’industrie automobile. Mardi, le Premier ministre Sifi Ghrieb a installé un groupe de travail multisectoriel chargé d’élaborer un référentiel national d’intégration pour la construction automobile, les bus et les motocycles. Un document technique, mais stratégique. Il fixera les règles du jeu pour mesurer le taux d’intégration locale des constructeurs.
Selon un communiqué des services du Premier ministre, ce référentiel constituera « le document de référence pour le calcul des taux d’intégration réalisés par les constructeurs ». En clair, il déterminera qui produit réellement en Algérie et à quel niveau.
Ce taux conditionne l’accès aux avantages préférentiels prévus par le cadre législatif et réglementaire. Autrement dit, les incitations fiscales et douanières dépendront d’un calcul précis, harmonisé et transparent.
Le gouvernement veut aller plus loin. Le texte officiel explique que ce document « permettra de poser les bases solides pour la création et le développement d’un réseau national intégré de sous-traitants ». L’objectif ne se limite pas à l’assemblage. Il s’agit de développer la production locale de pièces, de composants, de faisceaux, de structures métalliques.
Algérie : vers une industrie automobile durable
Le communiqué insiste sur l’ambition globale. Le plan de l’Algérie vise « l’établissement d’une véritable industrie automobile durable » et une « intégration effective dans les chaînes de valeur concernées ». L’État cherche à ancrer la filière dans une logique industrielle, pas seulement commerciale.
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Augmenter progressivement le taux d’intégration nationale permettra aussi de réduire la facture des importations de pièces détachées. Un enjeu majeur pour la balance commerciale.
Le gouvernement met également en avant la création d’emplois permanents et le transfert de technologie. Former des techniciens, développer des compétences locales, maîtriser les process. Le chantier reste vaste.
Un réseau national d’accréditation en préparation
Dans un second communiqué, les services du Premier ministre annoncent l’installation d’un groupe de travail chargé de créer un réseau national d’accréditation, de conformité et de certification.
Cette équipe d’experts s’inscrit dans la vision stratégique du Président de la République. Elle doit moderniser le système de contrôle de la conformité des biens et services, valoriser les capacités nationales d’analyse et de contrôle de la qualité.
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Le gouvernement veut protéger l’économie nationale, soutenir la sous-traitance locale et garantir la sécurité du consommateur. Sans normes solides, aucune industrie ne tient sur la durée.
