Fiat Algérie lance un appel aux fournisseurs locaux
Fiat Algérie veut miser sur les partenaires locaux lors du salon Algeria Mechanica pour accélérer l’intégration industrielle © Unsplash - Algérie Zoom
Fiat Algérie cherche des fournisseurs locaux et le fait savoir sans détour. Le directeur général de la marque en Algérie, Raoui Beji, a lancé un appel direct aux fabricants de pièces détachées, aux investisseurs et aux opérateurs économiques nationaux souhaitant intégrer la chaîne de production automobile du constructeur.
Objectif affiché : élargir l’écosystème industriel autour de l’usine Fiat et accélérer l’intégration locale. Une priorité assumée, répétée, presque martelée. Et ce n’est pas un hasard si cette annonce coïncide avec la tenue du Salon Algeria Mechanica, prévu du 10 au 12 février au Centre de conférences Ahmed Ben Ahmed d’Oran.
Un rendez-vous industriel stratégique à Oran
L’entreprise a confirmé la participation de ses équipes à ce salon dédié à l’industrie automobile, à la sous-traitance et aux composants. Sur place, Fiat Algérie entend rencontrer, discuter, évaluer de potentiels fournisseurs locaux. Bref, prendre le pouls du tissu industriel local. Raoui Baji a d’ailleurs invité l’ensemble des industriels intéressés par les pièces détachées et composants automobiles à profiter de cet espace pour engager des échanges concrets.
Sur le terrain, ce type de salon reste l’un des rares moments où fabricants, donneurs d’ordres et sous-traitants se croisent sans filtre. Cartes de visite en main, catalogues sous le bras, discussions parfois rapides, parfois longues. Mais utiles.
Intégration locale : le cap est maintenu
Le discours de Fiat Algérie sur les fournisseurs locaux s’inscrit dans une ligne constante : augmenter progressivement le taux d’intégration locale dans la fabrication automobile. L’entreprise se dit ouverte à toutes les initiatives sérieuses capables de répondre aux standards industriels internationaux, tout en s’appuyant sur des compétences algériennes.
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Derrière cette stratégie, plusieurs enjeux bien connus du secteur. Réduction de la facture des importations, montée en gamme des fournisseurs nationaux, création de valeur ajoutée sur place. Et, à terme, structuration d’un tissu industriel plus dense, plus autonome aussi.
Algeria Mechanica, vitrine d’un secteur en mouvement
Organisé par l’agence Eventrad, sous le patronage du ministère de l’Industrie, Algeria Mechanica réunit un large éventail d’acteurs. Stellantis El Djazaïr, Chery, Jetour, Tirsam, Emin Auto seront alors présents, aux côtés de nombreuses entreprises spécialisées dans la fabrication de véhicules, de pièces détachées et dans la sous-traitance industrielle.
Des fabricants nationaux d’équipements et de composants, comme Fabcom pour les batteries ou bien Iris pour les pneus, figurent également parmi les participants. Un signal, là aussi. Celui d’une chaîne d’approvisionnement locale qui se structure, lentement mais sûrement.
Les organisateurs parlent d’une forte mobilisation des producteurs de pièces détachées et des opérateurs de la sous-traitance. En clair, le salon veut servir de catalyseur : créer des connexions, encourager les partenariats, renforcer l’intégration industrielle.
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Dans les allées du centre de conférences d’Oran, entre machines exposées et prototypes, une chose est en fait sûre : l’industrie automobile algérienne cherche à s’ancrer durablement. Fiat Algérie, de son côté, semble décidé à y prendre part en misant sur les fournisseurs locaux. Le reste se jouera sur le terrain. Et sur la capacité des acteurs à se rencontrer, enfin, autour de projets concrets.
