Oran : arrêt préventif à Cap Blanc, eau potable perturbée

0
Cap Blanc

À Oran, l’arrêt de Cap Blanc perturbe l’eau potable mais reste sous contrôle, selon l'EADE - Algérie Zoom

La nouvelle est tombée en fin de journée, ce vendredi 20 février 2026. La station de dessalement de l’eau de mer de Oran, située à Cap Blanc, a été mise à l’arrêt de manière préventive à la suite d’une panne technique temporaire. C’est en fait l’Entreprise algérienne de dessalement de l’eau (EADE), filiale du groupe Sonatrach, qui a fait l’annonce.

Sur le terrain, l’effet ne s’est pas fait attendre. Le rythme d’alimentation en eau potable a été ajusté dans certains quartiers de la wilaya, avec des baisses de pression et, par endroits, des coupures ciblées. Rien de généralisé, précise néanmoins la même source.

L’installation de Cap Blanc n’est pas anodine. Avec une capacité estimée à 300 000 mètres cubes par jour, elle joue un rôle central dans l’équilibre hydrique de la métropole oranaise et de ses environs. D’où le choix d’un arrêt immédiat dès la détection de l’incident, afin d’éviter toute aggravation.

Cap Blanc à l’arrêt : une perturbation limitée, sous contrôle

Selon les informations communiquées, il y a eu l’activation sans délai du protocole d’intervention rapide. Les équipes techniques spécialisées du groupe Sonatrach, en coordination avec l’Entreprise algérienne de dessalement des eaux et la Société nationale de génie civil et de bâtiment, ont engagé les opérations de diagnostic et de traitement, conformément aux normes industrielles en vigueur.

La société a tenu à rassurer. L’intervention se déroule, selon ses termes, dans un cadre de maîtrise totale de la situation. Tous les moyens humains ainsi que techniques nécessaires ont été mobilisés pour finaliser les procédures dans les plus brefs délais. La reprise de la production interviendra de façon progressive, avec un retour attendu à la capacité maximale, en toute sécurité et stabilité.

À lire aussi | Algérie : trois nouvelles stations de dessalement validées

La société algérienne de dessalement des eaux insiste sur un point : la perturbation est temporaire et strictement limitée dans le temps. Aucun scénario de coupure prolongée ne paraît prévu. La communication officielle se veut claire, factuelle, sans alarmer inutilement.

Le dessalement, un axe structurant à l’échelle nationale

En arrière-plan, cet épisode oranais s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par un effort soutenu de renforcement des capacités hydriques à l’échelle nationale. L’Algérie a engagé ces dernières années plusieurs projets structurants de stations de dessalement, notamment dans le nord-ouest du pays.

Des installations sont en cours de réalisation ou programmées à Tlemcen, Mostaganem et Chlef. À terme, elles ajouteront 900 000 mètres cubes de capacité de production quotidienne, selon les données communiquées par les autorités. Ces projets, supervisés par l’Entreprise algérienne de dessalement de l’eau de mer, s’inscrivent dans la première phase du deuxième programme national complémentaire approuvé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

L’objectif est clair : sécuriser durablement l’alimentation en eau potable des citoyens, tout en accompagnant le développement agricole dans des zones stratégiques. Depuis le milieu des années 2000, 19 stations de dessalement sont déjà entrées en service à travers le pays, portant la capacité totale à environ 3,5 millions de mètres cubes par jour.

À lire aussi | Rafales en Algérie : arbres arrachés à Alger, Oran et ailleurs

À Oran, l’incident de Cap Blanc rappelle surtout une chose : ces infrastructures sont complexes, surveillées de près, et font l’objet de protocoles stricts. Quand une anomalie apparaît, la priorité reste la sécurité des installations et la continuité du service, même ajustée. Il s’agit enfin d’une situation suivie heure par heure, avec un retour à la normale attendu.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *