Rolland Courbis : l’ex-entraîneur de l’USM Alger s’éteint à 72 ans

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Rolland Courbis

Le monde du football est en deuil après la disparition de Rolland Courbis à 72 ans, ancien entraîneur emblématique ayant marqué l'histoire de l'USM Alger © Facebook Stade Malherbe Caen - Algérie Zoom

Le football francophone perd l’une de ses figures les plus reconnaissables. Rolland Courbis, ancien entraîneur de l’USM Alger et visage familier des bancs de Ligue 1 comme des plateaux télé, est décédé ce lundi 12 janvier 2025 à l’âge de 72 ans, ont annoncé plusieurs médias français dans la matinée. Une disparition qui résonne aussi en Algérie, où son passage reste associé à un doublé historique.

La nouvelle a rapidement circulé dans les rédactions sportives. Rolland Courbis, natif de Marseille, s’est éteint après une carrière dense, parfois chaotique, toujours commentée. « Ancien joueur, entraîneur puis consultant », rappelait la presse française en évoquant un homme à la gouaille reconnaissable, au verbe haut, jamais lisse.

En Algérie, l’émotion reste palpable chez les supporters de l’USM Alger. Courbis y a laissé une trace nette. En 2013, il conduit le club algérois vers un doublé retentissant, avec la Coupe d’Algérie et la Coupe arabe des clubs. Un passage court, mais marquant. Sur le terrain comme dans le vestiaire, le ton tranchait, l’autorité aussi.

Marseille, point de départ d’une vie de football

Tout commence dans les quartiers nord de Marseille. Très tôt, le football occupe l’espace. Défenseur prometteur, Courbis intègre les professionnels de l’Olympique de Marseille à seulement 16 ans. Avec l’OM, il décroche le titre de champion de France en 1972. La suite le mène à Sochaux, puis à Monaco, où il ajoute deux autres sacres nationaux, en 1978 et 1982.

Il termine sa carrière de joueur au SC Toulon, avant de changer de costume. Le banc l’attendait déjà.

Rolland Courbis : entraîneur charismatique, personnage à part

Comme entraîneur, Coach Courbis ne laisse personne indifférent. Il dirige Toulon, Bordeaux, Montpellier, et surtout l’OM, avec lequel il atteint la finale de la Coupe UEFA en 1999. Une époque encore racontée dans les cafés marseillais.

Un épisode reste gravé. Août 1998, Montpellier – OM. Menés (4-0) à la pause, les Marseillais renversent tout pour s’imposer (5-4). Avant la reprise, Courbis lâche à la presse: « Je pense qu’on va gagner 5 à 4 ». Le genre de phrase qui colle à un personnage.

De Zidane aux micros de la radio

L’histoire du football français lui doit aussi un détail devenu immense. C’est lui qui popularise le surnom « Zizou » pour le franco-algérien Zinédine Zidane, qu’il fait venir de Cannes à Bordeaux. « Je n’aurais jamais pensé que ça allait rester », racontait-il plus tard.

Après les bancs, Courbis trouve un autre terrain : les médias. À partir de 2005, il devient consultant, notamment sur RMC, où sa voix rauque, ses analyses directes et ses digressions font partie du décor.

Un héritage au-delà des trophées

Rolland Courbis laisse derrière lui plus que des titres. Une manière de parler football. Une présence. À Marseille, le maire Benoît Payan lui a rendu hommage. À Alger, les souvenirs de 2013 refont surface. Un entraîneur entier, parfois excessif, souvent juste. Et désormais, une page qui se tourne.

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