Académie Juventus en Algérie : tout savoir sur le projet Belaïli

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Académie Juventus Algérie

Projet Belaïli : une académie Juventus en Algérie pour encadrer et former les jeunes talents © Capture d'écran sur l'émission de Samira TV - Algérie Zoom

Et pendant que les terrains lui échappent encore, Youcef Belaïli prépare la suite. Autrement dit, autre chose que des matches et des statistiques. En convalescence après une grave blessure au genou, l’international algérien a choisi ce temps long pour lancer un projet qui dépasse largement son cas personnel : la création d’une académie de football en Algérie, adossée à l’image et au savoir-faire de Juventus.

L’annonce a été faite sans emphase excessive, lors d’une émission ramadanesque diffusée sur la chaîne Samira TV. Une phrase, presque brute : ce sera la Juventus. Derrière ces mots, un chantier bien plus large, pensé pour les jeunes, et surtout pour ceux qui n’ont pas toujours accès aux structures de formation.

Algérie : projet d’académie affiliée à la Juventus et démarrant à Oran

Le point de départ est clair. Oran, d’abord. La ville natale de Belaïli, un choix qui n’a rien d’anodin. Ensuite Alger. D’autres wilayas pourraient suivre, à moyen terme, si les conditions sont réunies. Pas d’annonce précipitée, pas de calendrier figé à ce stade. Mais une logique de déploiement progressif, assumée.

Dans l’esprit du joueur, il ne s’agit pas d’ouvrir une simple école de football de plus. Le mot revient souvent : académie. Un cadre structuré, des terrains adaptés, un suivi régulier. Et surtout, un encadrement professionnel inspiré d’un modèle qui existe déjà de l’autre côté de la frontière.

Car Belaïli ne part pas d’une page blanche. À Tunis, son fils évolue déjà dans une structure affiliée à la Juventus. Une expérience concrète, observée de près, qui a servi de référence. L’idée, désormais, est de transposer ce modèle en Algérie, en l’adaptant au terrain local, aux réalités sociales, aux attentes des familles.

Ce que montre l’exemple tunisien

Pour comprendre ce qui pourrait voir le jour en Algérie, un détour par la Tunisie s’impose. La Juventus Academy Tunisia, fondée en 2014, accueille des enfants âgés de 4 à 16 ans. Elle fonctionne sous agrément officiel, avec des programmes techniques directement fournis par le club italien.

Sur le terrain, le principe est simple mais exigeant. Deux séances d’entraînement par semaine, un match, parfois plus pour les profils intégrés au programme élite. À cela s’ajoutent des camps organisés pendant les vacances scolaires. Six jours d’immersion, avec des entraîneurs issus du staff turinois. Une expérience qui marque, surtout à cet âge-là.

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La méthodologie repose sur ce que la Juventus appelle la Juventus Way. En clair : travail technique, lecture du jeu, prise de décision rapide, mais aussi dimension mentale et collective. Garder le ballon, rester calme, jouer juste. Et apprendre à le faire ensemble. Rien de spectaculaire sur le papier. Mais une approche complète, pensée dans la durée.

C’est ce cadre-là que Belaïli souhaite voir émerger en Algérie. Pas une copie mécanique, plutôt une adaptation fidèle à l’esprit.

Une académie à vocation sociale assumée

Sur ce point, le discours est constant. Le projet vise en priorité les jeunes issus de familles modestes. Ceux qui ont du talent, mais peu de moyens. Belaïli l’a dit sans détour : l’Algérie regorge de profils prometteurs, souvent freinés par l’absence d’encadrement ou d’infrastructures.

L’académie ambitionne donc d’offrir plus qu’un terrain et un ballon. Équipements, suivi sportif, cadre stable. Et, pour certains, une vraie passerelle vers le haut niveau. L’objectif n’est pas de produire à la chaîne, mais de détecter, accompagner, puis orienter. Un travail patient, loin des effets d’annonce.

Sur place, ce genre d’initiative est souvent attendu. Dans de nombreux quartiers, les terrains existent, les jeunes aussi. Ce qui manque, c’est la structure, la continuité, parfois juste un regard professionnel posé au bon moment.

En parallèle, Belaïli poursuit sa rééducation. Forfait pour la CAN 2025, il ne s’en cache pas : l’absence lui a pesé. Mais le temps long impose d’autres priorités. Revenir en forme, oui. Laisser une trace durable, aussi.

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Si le projet se concrétise comme annoncé, l’académie Juventus en Algérie pourrait devenir un repère pour toute une génération. Pas une promesse miracle. Un outil. Et dans le football, c’est souvent ce qui fait la différence.

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