Algérie : forte hausse des femmes inscrites au registre du commerce
Les femmes algériennes renforcent leur présence économique avec une hausse notable des inscriptions commerciales - Algérie Zoom
La présence féminine dans l’économie algérienne prend peu à peu plus d’espace. Sur le terrain, dans les commerces, les bureaux ou les petites entreprises familiales, leur nombre progresse nettement. Les chiffres récents du Centre national du registre du commerce (CNRC) montrent d’ailleurs une évolution assez claire en Algérie : le nombre des femmes inscrites a bondi de 37 % depuis la fin de l’année 2019.
En clair, plusieurs dizaines de milliers de nouvelles entrepreneures ont rejoint le tissu économique ces dernières années. Une dynamique visible dans de nombreuses villes du pays.
Aujourd’hui, 218 486 femmes figurent au registre du commerce. Fin 2019, elles étaient 159 807. L’écart est significatif. Et derrière ces statistiques, il y a surtout une multiplication d’initiatives économiques portées par des Algériennes, dans des secteurs variés.
Des commerçantes majoritairement en activité individuelle
Dans le détail, la majorité des inscriptions concerne des activités exercées à titre individuel. 194 443 femmes sont enregistrées comme personnes physiques, c’est-à-dire qu’elles dirigent directement leur commerce ou leur activité. À côté, 24 043 apparaissent comme personnes morales, ce qui signifie qu’elles gèrent ou participent à des sociétés.
Ces données du CNRC relatives aux inscriptions des femmes au registre du commerce en Algérie ne couvrent toutefois pas tous les domaines professionnels. Les professions libérales, l’agriculture ou encore l’artisanat suivent d’autres cadres juridiques et ne figurent donc pas dans ces statistiques.
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Du côté des activités les plus fréquentes, le commerce de proximité domine nettement. La vente au détail de produits alimentaires arrive en tête, représentant un peu plus de 17 % des commerçantes individuelles. Juste derrière, on trouve la commercialisation de vêtements, bijoux ou produits de beauté, qui dépasse 10 %.
Les services liés à l’hébergement et à la restauration occupent également une place visible. Ils regroupent un peu plus de 7 % des activités déclarées. D’autres secteurs suivent : articles de loisirs et de sport, fournitures de bureau, transport de marchandises ou de personnes, ainsi que l’ameublement domestique.
Registre du commerce en Algérie : des femmes dans l’entreprise et les services
La présence féminine ne se limite pas aux petites structures commerciales. Dans les sociétés enregistrées au registre du commerce, plusieurs domaines techniques ressortent.
Les entreprises liées aux travaux publics, aux matériaux de construction ou aux équipements industriels figurent parmi les plus représentées, avec près de 8,5 % des sociétés dirigées ou gérées par des femmes. Les bureaux d’études, de conseil et d’assistance suivent de près.
On retrouve également des entrepreneures dans les secteurs culturels, les médias, la publicité ou encore la location d’équipements professionnels. D’autres se positionnent sur l’installation et la maintenance d’équipements industriels ou ménagers.
Alger et les grandes villes concentrent l’essentiel des inscriptions
La carte des commerçantes reflète aussi le poids économique des grandes agglomérations. Alger arrive largement en tête avec 26 648 registres, soit un peu plus de 12 % du total national.
Oran suit avec 14 267 inscriptions. Puis viennent plusieurs villes importantes : Tizi Ouzou, Constantine, Blida et Sidi Bel Abbès. Dans ces pôles urbains, l’activité commerciale reste particulièrement dense, ce qui explique la concentration des registres.
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Au niveau national, la part féminine continue d’augmenter mais reste encore minoritaire. Les femmes représentent désormais environ 9 % de l’ensemble des commerçants inscrits, alors que le registre du commerce compte plus de 2,4 millions d’opérateurs en Algérie.
Un chiffre encore modeste, peut-être. Mais la tendance, elle, ne trompe pas : d’année en année, davantage d’Algériennes franchissent le pas de l’activité économique. Et cela se voit, concrètement, dans les registres comme dans les rues commerçantes.
