Algérie : Khenchela vise 2 millions de quintaux et 50 % du marché de la pomme

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Khenchela pomme

Khenchela ambitionne 2 millions de quintaux et la moitié du marché national de la pomme © Unsplash - Algérie Zoom

Dans les vergers de l’Est, la cadence ne ralentit pas. Au contraire. À Khenchela, la filière pomme continue d’avancer, saison après saison, avec un cap désormais clairement affiché : atteindre les 2 millions de quintaux d’ici fin 2026 et couvrir la moitié des besoins nationaux.

Un objectif ambitieux, mais pas sorti de nulle part. Sur le terrain, les chiffres donnent déjà le ton.

Une production installée… et qui pèse lourd

Avec près de 1,8 million de quintaux récoltés, la wilaya confirme son rang de leader pour la cinquième année consécutive. Un résultat qui repose sur un équilibre assez concret : superficie en hausse, technicité des producteurs et organisation progressive de la filière.

Les vergers s’étendent aujourd’hui sur plus de 5 400 hectares, un volume qui permet à la région de couvrir plus d’un tiers de la demande nationale. Et ça se voit jusque dans les marchés.

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Mais derrière ces volumes, il y a surtout un savoir-faire qui s’est installé. Taille, irrigation, choix variétal… Les producteurs maîtrisent mieux leur cycle. Résultat : des fruits calibrés, réguliers, et une offre qui tient dans le temps.

Stockage, emploi : une filière qui s’ancre

Autour de la production de la pomme à Khenchela, toute une économie s’est structurée. La filière mobilise environ 16 000 travailleurs, entre champs, transport et conditionnement, indique la Radio algérienne.

Autre signal : le stockage. Le nombre de chambres froides a atteint 44 unités, ce qui change la donne. On ne vend plus dans l’urgence. On étale, on régule, on s’adapte au marché.

Dans certaines communes, les habitants parlent d’un vrai basculement. Plus de camions, plus d’activité, plus de saisonniers aussi. Bref, une dynamique qui s’installe.

Filiale pomme à Khenchela : cap sur la transformation et l’export

Reste un point de friction. Les professionnels évoquent un manque d’unités de transformation. Jus, compotes, dérivés… Le potentiel existe, mais il reste sous-exploité.

Même constat pour la protection des vergers. Les filets anti-grêle ne couvrent pas encore suffisamment les exploitations. Et chaque épisode climatique rappelle la fragilité du modèle.

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Malgré cela, la perspective d’exportation commence à circuler. Les variétés produites localement — Golden Delicious, Royal, Top Red, Star Crimson ou Charden — répondent déjà à des standards appréciés.

Difficile de ne pas y voir un tournant discret. Si les investissements suivent, la pomme de Khenchela pourrait dépasser le cadre local. Et s’installer, peu à peu, comme un produit agricole qui compte au-delà des frontières.

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