Algérie : conduire avec un permis étranger, ce qui change en 2026
Le nouveau Code de la route encadre davantage les détenteurs de permis étrangers - Algérie Zoom
Les Algériens de la diaspora et les voyageurs d’autres nationalités qui comptent visiter le pays devront composer avec un nouveau cadre réglementaire sur la circulation routière. Entré en vigueur après sa publication au Journal officiel nᵒ 36, le nouveau Code de la route que l’Algérie s’est donné introduit plusieurs dispositions qui concernent directement les détenteurs d’un permis de conduire étranger.
Le texte, qui durcit de nombreuses infractions routières, fixe aussi des règles plus précises concernant la reconnaissance des permis délivrés à l’étranger, leur durée de validité en Algérie ainsi que certaines pratiques fréquentes observées chez les conducteurs durant la saison estivale.
Ce que prévoit le nouveau Code pour les permis étrangers en Algérie
Le nouveau Code de la route consacre, dans son article 75, le principe de reconnaissance des permis de conduire étrangers. Le texte précise qu’un permis délivré légalement par un pays étranger, encore valide et correspondant à la catégorie du véhicule conduit, peut être considéré comme équivalent au permis algérien.
Cette équivalence reste toutefois soumise au principe de réciprocité. Autrement dit, les facilités accordées dépendent des accords ou pratiques appliqués par le pays concerné envers les conducteurs algériens. La France, la Belgique ou encore l’Italie, qui a rejoint la liste en début 2026 après un accord bilatéral Alger-Rome, figurent par exemple parmi les pays concernés par ces mécanismes de reconnaissance ou d’échange de permis.
L’article 75 du nouveau Code de la route ajoute également que cette équivalence peut prendre deux formes : soit une simple reconnaissance du permis étranger, soit son remplacement par un permis algérien.
Une durée limitée pour conduire en Algérie avec un permis étranger
Le nouveau texte détaille aussi les délais autorisés pour utiliser un permis étranger sur le territoire algérien. Selon l’article 76, les citoyens non-résidents ainsi que les étrangers non-résidents peuvent conduire en Algérie avec leur permis étranger pendant une période maximale de six mois.
Pour les étrangers résidant en Algérie, cette durée est portée à un an.
Au-delà de ces délais, le conducteur devra procéder au remplacement de son permis par un permis algérien, toujours dans le cadre du principe de réciprocité prévu par la loi.
Le permis international ne sera pas valable en remplacement du permis algérien
Le nouveau Code de la route apporte aussi des précisions concernant le permis de conduire international. L’article 78 autorise les résidents en Algérie à demander ce document en cas de déplacement à l’étranger, à condition de présenter un permis national valide.
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Le texte précise toutefois que le permis international ne peut pas remplacer le permis algérien pour conduire sur le territoire national. Il ajoute également qu’un permis international délivré à l’étranger ne peut pas être converti en permis algérien.
Les infractions désormais ciblées de près
Outre les permis étrangers, le nouveau Code introduit également une série de mesures dissuasives.
Nous avons d’abord les contraventions du premier degré sanctionnées par une amende forfaitaire de 3 000 dinars, qui incluent désormais certaines obligations liées à la sécurité des passagers. Le texte interdit notamment de laisser des enfants sortir la tête par les vitres ou le toit ouvrant d’un véhicule en circulation.
Puis viennent les contraventions du deuxième degré, passibles d’une amende de 4 000 dinars où figurent le jet de déchets depuis un véhicule ainsi que l’utilisation d’équipements ou de dispositifs non conformes.
Vitres teintées, surcharge et kits mains libres dans le viseur
Le Code de la route prévoit aussi des sanctions pour plusieurs pratiques fréquentes sur les routes algériennes. Les contraventions du troisième degré, fixées à 6 000 dinars, concernent notamment le transport d’enfants de moins de dix ans aux places avant des véhicules.
Le texte interdit également la pose de films plastiques opaques sur les vitres des véhicules.
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Concernant la surcharge, les dépassements du poids total autorisé en charge peuvent désormais entraîner des amendes comprises entre 7 000 et 9 000 dinars.
Enfin, les contraventions du quatrième degré, sanctionnées par une amende de 10 000 dinars, visent plusieurs comportements au volant : l’utilisation d’équipements d’écoute sur les deux oreilles, la mise en marche d’appareils audiovisuels à l’avant du véhicule pendant la conduite ou encore l’émission de nuisances sonores dépassant les seuils réglementaires.
