Algérie : installer un climatiseur sur son camion sans autorisation peut mener en prison

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climatiseur camion Algérie

Un aménagement non conforme du véhicule peut entraîner des poursuites pénales selon la réglementation en vigueur en Algérie – Algérie Zoom

La Gendarmerie nationale a mis en garde, dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook officielle Tariki dédiée à la sécurité routière, contre l’installation d’un climatiseur sur un camion sans autorisation en Algérie, une pratique passible de sanctions pénales. Ce rappel intervient après la diffusion d’une vidéo montrant un chauffeur en train de procéder à ce type d’aménagement sur son véhicule.

Climatiseur sur un camion en Algérie : une installation qui doit passer par un carrossier agréé

D’après la Gendarmerie nationale, toute transformation apportée à un véhicule doit être réalisée par un carrossier agréé, puis faire l’objet d’un nouveau contrôle de conformité auprès d’un expert des mines. Cette obligation découle des articles 44 à 47 du décret exécutif nᵒ 18-05 du 15 janvier 2018, relatif à l’organisation du contrôle de conformité des véhicules. Le conducteur ne peut donc pas improviser un tel aménagement, aussi pratique cette solution puisse-t-elle sembler face à la chaleur.

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Des risques techniques soulevés par la Gendarmerie nationale

Au-delà de l’aspect réglementaire, la Gendarmerie nationale alerte sur les dangers techniques d’un montage non maîtrisé. Un équipement électrique à forte consommation, mal raccordé ou mal protégé, peut provoquer un court-circuit, une étincelle, voire un incendie à bord du véhicule. Le communiqué ajoute que la façon de fixer l’unité de condensation et le compresseur, ainsi que la gestion de la chaleur qu’ils dégagent, peut également affecter d’autres composants du camion.

Une infraction passible de prison et d’amende

Le communiqué rappelle que toute modification substantielle de la structure ou des composants essentiels d’un véhicule, mise en circulation sans présentation immédiate au contrôle de conformité — ou après un refus de conformité — constitue un délit. L’article 146 de la loi nᵒ 26-09 prévoit dans ce cas une peine d’emprisonnement de deux à six mois, assortie d’une amende de 20 000 à 50 000 dinars.

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