Algérie crée une cellule de crise pour ses citoyens au Moyen-Orient

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Alger active une cellule de crise pour suivre ses ressortissants au Moyen-Orient © Unsplash - Algérie Zoom

C’est une décision qui en dit long sur la nervosité du moment. L’Algérie a mis en place une cellule de crise dédiée au suivi de ses ressortissants présents au Moyen-Orient, alors que la situation régionale continue de se tendre, indique un communiqué officiel.

Selon le ministère des Affaires étrangères, la structure a été installée sur instruction des hautes autorités du pays. Elle est supervisée par Sofiane Chaib, secrétaire d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger, au sein du ministère des Affaires étrangères.

Algérie : cellule de crise et veille continue sur le terrain

Sur le papier, la mission est claire. Assurer un suivi permanent de la situation des Algériens établis ou de passage dans les pays concernés, en lien direct avec les ambassades et consulats mobilisés dans la région. En clair, centraliser l’information, coordonner l’assistance, et éviter les angles morts.

Sur place, les représentations diplomatiques restent en première ligne. Elles sont chargées d’accompagner les ressortissants, de répondre aux urgences éventuelles et de maintenir un contact constant avec Alger. Le ministère appelle d’ailleurs les citoyens à la prudence et insiste sur un point simple, presque évident, mais crucial dans ce contexte mouvant : rester joignables et signaler leur présence.

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Un numéro vert a été activé à cet effet (00213.21.50.45.00). Les autorités encouragent aussi l’inscription sur la plateforme numérique « DZ Travellers », pensée pour recenser les Algériens à l’étranger en cas de situation sensible. Difficile de ne pas y voir un outil devenu central, surtout quand les déplacements deviennent imprévisibles.

Trafic aérien sous tension dans la région

Mais sur place, justement, la mobilité se complique. Les répercussions de l’escalade régionale se font sentir jusque dans les aéroports. Plusieurs compagnies ont annoncé des ajustements, parfois brutaux, de leurs programmes de vols.

Côté algérien, Air Algérie a suspendu ses liaisons vers Amman, Dubaï et Doha. Une décision prise dans un climat d’incertitude aérienne généralisée. Les espaces aériens de pays clés comme Israël ou bien les Émirats arabes unis ont été temporairement fermés, entraînant des déroutements et des annulations en chaîne.

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Des groupes internationaux comme Qatar Airways, Emirates ou encore Turkish Airlines ont, eux aussi, revu leur desserte de la région. Vols annulés, itinéraires allongés, escales imprévues… Pour les passagers, l’attente s’allonge et les plans se défont.

Dans certains hubs, notamment Dubaï, des voyageurs ont été redirigés vers d’autres aéroports, parfois à la dernière minute. Sur les écrans d’affichage, les retards s’accumulent. Et dans les halls, l’inquiétude est palpable, discrète, mais bien là.

Anticiper, sans céder à l’alarme

Du côté d’Alger, le message reste mesuré. Pas de discours alarmiste, mais une vigilance assumée. La cellule de crise mise en place par l’Algérie s’inscrit dans une logique d’anticipation, à l’heure où la circulation aérienne et les conditions de sécurité évoluent presque au jour le jour.

En filigrane, un constat simple : dans un environnement régional instable, l’enjeu est de garder le lien. Avec les citoyens. Avec le terrain. Et avec une réalité qui change vite, parfois trop vite.

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