Algérie – Émirats : accord aérien annulé, première réaction émiratie

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Première réaction des Émirats après l’annonce algérienne d’annuler l’accord aérien bilatéral © Pixabay - Algérie Zoom

Samedi, Alger a enclenché la procédure d’annulation de l’accord aérien qui lie l’Algérie aux Émirats arabes unis. Une décision formelle, encadrée juridiquement. Dimanche, première réaction officielle, côté émirati.

Aucun impact immédiat sur les vols

L’Autorité générale de l’aviation civile des Émirats arabes unis a confirmé ce 8 février 2026 avoir bien reçu la notification algérienne. De plus, elle a tenu à préciser un point clé : cette démarche n’a aucun impact immédiat sur le trafic aérien entre les deux pays.

Dans son communiqué, l’Autorité rappelle que la suspension engagée par l’Algérie s’inscrit dans les mécanismes prévus par les accords internationaux. En clair, rien d’exceptionnel sur la forme. La convention reste donc en vigueur pendant le délai légal prévu, ce qui permet la poursuite normale des vols commerciaux et des opérations aériennes.

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Les autorités émiraties indiquent par ailleurs que la coordination se poursuit avec l’ensemble des parties concernées, via les canaux officiels habituels. Elle parle de gestion responsable, de cadre juridique respecté et d’échanges diplomatiques maintenus.

Annulation de l’accord aérien Algérie – Émirats : une procédure encadrée

Côté algérien, l’APS a précisé que la procédure concerne l’accord aérien signé par l’Algérie et les Émirats à Abou Dhabi le 13 mai 2013, ratifié par décret présidentiel fin 2014. Conformément à l’article 22, Alger doit notifier officiellement la partie émiratie, tout en informant le secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Une étape incontournable pour clore le processus sur le plan réglementaire.

Mais au-delà des textes, le contexte politique n’est pas passé inaperçu. Quelques heures après l’annonce, le président Abdelmadjid Tebboune a évoqué, lors d’un entretien télévisé, un « pays, ou plutôt un micro-État » accusé d’ingérences dans des échéances présidentielles algériennes. Sans le nommer, le lien avec la séquence diplomatique en cours a été largement relevé.

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Aucune précision officielle n’a encore émerger sur le calendrier ni sur les conséquences concrètes à moyen terme. Une chose est sûre : pour l’instant, le ciel reste ouvert. Mais les prochains mois seront scrutés de près, aussi bien par les compagnies que par les voyageurs.

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