Transport aérien : quel impact de la fin de l’accord Algérie – Émirats
Accord aérien Algérie - Émirats annulé : vols commerciaux et fret pourraient être impactés © Unsplash - Algérie Zoom
L’Algérie a engagé, ce samedi 7 février, des démarches juridiques et diplomatiques en vue d’annuler l’accord relatif au transport aérien conclu avec les Émirats arabes unis. L’annonce, relayée par l’Agence de presse algérienne, ouvre une séquence qui dépasse la seule question des vols commerciaux. Derrière cet accord, il y a toute une mécanique. Et elle est lourde.
Car une convention sur les services aériens, en clair, ne se limite pas à autoriser des avions à décoller. Elle encadre l’ensemble des relations aériennes entre deux États. Droits de survol, escales techniques pour le ravitaillement, transport de passagers, de marchandises, de courrier. Tout y passe. Les compagnies autorisées aussi, une ou plusieurs de chaque côté.
Vols, capacités, fréquences…
Les accords du même type que l’accord entre l’Algérie et les Émirats sur le transport aérien fixent précisément le nombre de vols hebdomadaires, les capacités offertes, le type d’appareils, parfois même le nombre de sièges. Ils encadrent également les tarifs et les règles de concurrence. En cas d’annulation, ce cadre disparaît. Les vols opérés par la compagnie émiraties « Emirates » ou par Air Algérie pourraient être suspendus, faute de base juridique.
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Un scénario comparable déjà observé par le passé. La suspension des liaisons avec le Maroc avait reposé sur le même levier réglementaire, comme le constate le quotidien arabophone El Khabar.
Passagers et fret concernés
Au-delà des voyageurs, le fret aérien est aussi dans l’équation. Les accords couvrent le transport de marchandises, avec des droits spécifiques et des autorisations de trafic. Leur disparition complique, voire bloque, certaines liaisons commerciales aériennes.
Sécurité et règlement des différends
Enfin, ces textes règlent des aspects moins visibles mais essentiels : normes de sécurité, contrôles, mécanismes de règlement des différends.
Tout ce qu’on vient de noter plus haut pourrait ainsi subir les répercussions de l’annulation de l’accord de l’Algérie avec les Émirats arabes unis (EAU) relatif au transport aérien.
