Algérie – Escodyne : les précisions du syndicat des pharmaciens
Le syndicat des pharmaciens algériens clarifie l’affaire Escodyne et appelle à la vigilance - Algérie Zoom
Une mise au point s’imposait. Depuis la diffusion d’une note d’alerte évoquant la présence en Algérie d’un produit appelé Escodyne, le sujet circule largement en ligne et suscite des interrogations chez de nombreux citoyens. Face à ces inquiétudes, le Syndicat national des pharmaciens algériens agréés (SNPAA) a apporté plusieurs clarifications sur la nature de ce produit et sur sa présence — ou plutôt son absence — dans les circuits pharmaceutiques du pays.
Le syndicat insiste d’emblée sur un point central : Escodyne n’est pas enregistré comme médicament en Algérie. Les éléments dont disposent les professionnels du secteur indiquent qu’il s’agit d’un produit relevant davantage de la catégorie des compléments alimentaires.
Escodyne : un produit absent des pharmacies en Algérie
Dans son communiqué, le SNPAA rappelle que les pharmacies algériennes fonctionnent dans un cadre réglementaire strict. Chaque médicament ou produit de santé mis en vente doit passer par des procédures d’autorisation et de contrôle clairement établies.
Dans le cas d’Escodyne, les pharmaciens affirment que ce produit n’est ni homologué par les autorités sanitaires ni introduit dans les circuits pharmaceutiques officiels. En clair : les officines du pays ne le proposent pas à la vente.
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Sur le terrain, les professionnels de la pharmacie le constatent quotidiennement. Les étagères des officines sont alimentées par des chaînes d’approvisionnement contrôlées — grossistes agréés, importations autorisées, suivi réglementaire. Tout produit qui échappe à ce parcours sort immédiatement du cadre légal.
La piste des circuits informels
Alors comment un tel produit peut-il apparaître dans les discussions publiques ? Pour le syndicat, l’explication est assez simple : s’il circule quelque part, ce serait en dehors du système pharmaceutique réglementé.
Autrement dit, par des voies parallèles. Internet, commerce informel, importations non contrôlées… Les pharmaciens rappellent que ces circuits échappent aux vérifications sanitaires habituellement appliquées aux produits de santé.
D’où un appel à la vigilance. Le syndicat invite les citoyens à éviter l’achat de tout produit présenté comme médical en dehors des pharmacies ou des canaux légaux. Un conseil simple, mais essentiel pour limiter les risques liés aux produits dont l’origine et la composition ne sont pas clairement identifiées.
Pharmaciens et autorités sanitaires en coordination
Dans ce contexte, le SNPAA souligne également la collaboration permanente entre les pharmaciens et les autorités sanitaires. Les organisations professionnelles affirment rester mobilisées pour signaler toute situation inhabituelle et contribuer à la protection des consommateurs.
Les pharmaciens rappellent aussi un réflexe utile : demander conseil à son pharmacien avant de consommer un médicament ou un complément alimentaire. Dans les officines, cette étape fait partie du quotidien.
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Sur le comptoir, entre deux ordonnances, les questions reviennent souvent — un nom de produit aperçu en ligne, une recommandation partagée sur les réseaux. Les professionnels préfèrent alors vérifier, expliquer, parfois rassurer.
Et dans cette affaire précise, leur message reste clair : Escodyne n’appartient pas au circuit pharmaceutique algérien.
