Algérie : fin des voyages sans passeport ni visa pour la diaspora
À partir du 1ᵉʳ janvier, les membres de la diaspora algérienne doivent présenter un passeport biométrique valide pour entrer sur le territoire national - Algérie Zoom
La parenthèse se referme. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les Algériens binationaux devront à nouveau présenter des documents de voyage, passeport algérien, en règle pour entrer en Algérie. La mesure dérogatoire, mise en place pour fluidifier les retours et désengorger les consulats, arrive à son terme ce 31 décembre. Sans prolongation officielle, le cadre habituel reprend ses droits.
Depuis le début de l’année, les autorités algériennes avaient ouvert une brèche administrative. Les ressortissants algériens détenteurs d’un passeport étranger valide pouvaient voyager en Algérie sans visa, même avec un passeport algérien ou une carte nationale d’identité biométrique expirés. Une souplesse rare, décidée dans un contexte précis : faciliter les retours, notamment lors des périodes de forte affluence, et soulager les services consulaires.
Sur le terrain, la mesure a clairement trouvé son public. Dans les aéroports comme dans les ports, de nombreux binationaux ont profité de cette possibilité pour rejoindre leurs proches, parfois à la dernière minute. Difficile de ne pas y voir un geste d’apaisement envers la diaspora.
Mineurs concernés, familles rassurées
Le dispositif allait plus loin. Les enfants de 15 ans ou moins, dépourvus de documents biométriques algériens, pouvaient également entrer sur le territoire sans visa, à condition de voyager avec leurs parents. Un détail qui n’en était pas un pour beaucoup de familles, souvent confrontées à des délais administratifs interminables.
Cette tolérance a permis d’éviter des situations tendues, notamment pour les familles établies à l’étranger depuis plusieurs années. Sur place, agents et voyageurs avaient fini par s’habituer à ce cadre exceptionnel.
Ce qui change dès le 1ᵉʳ janvier
Le calendrier, lui, reste clair. La mesure dérogatoire prend fin le mercredi 31 décembre. Dès le lendemain, les règles ordinaires s’appliqueront de nouveau. En clair : un passeport algérien valide deviendra indispensable pour entrer en Algérie. À défaut, les binationaux devront demander un visa avec leur passeport étranger.
Aucune annonce officielle ne laisse entrevoir, à ce stade, une reconduction pour 2026.
Passeport algérien : des appels à la reconduction en Algérie
Plusieurs députés de la diaspora, surtout en France, ont pourtant multiplié les démarches. Tawfik Kheddim et Abdelouahab Yagoubi ont plaidé pour une prolongation, voire une pérennisation du dispositif. Lettres, interventions, rappels publics : les arguments existent. Mais pour l’instant, rien ne bouge.
En attendant, la prudence s’impose. Sans passeport algérien valide ni visa, les voyageurs risquent de se heurter à des refus d’embarquement ou à des blocages aux postes de contrôle à leur arrivée en Algérie. Une situation que beaucoup espéraient voir évitée, mais qui redevient, dès janvier, la norme.
