Algérie : la CNR propose R-Face en alternative au certificat de vie, mode d’emploi
La CNR développe ses services numériques et multiplie les avantages destinés aux retraités algériens - Algérie Zoom
La modernisation des services destinés aux retraités se poursuit en Algérie. Engagée depuis plusieurs années dans une réduction progressive des démarches administratives jugées lourdes et pénibles, notamment pour les personnes âgées, la Caisse nationale des retraites accélère désormais sa transition numérique. Dernière évolution en date pour les retraités en Algérie : le remplacement par la CNR du traditionnel certificat de vie par un système de reconnaissance faciale baptisé « R-Face ».
Cette nouvelle procédure, expliquée en détail dans un communiqué publié le 15 mai sur la page Facebook officielle de la CNR, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à limiter les déplacements, alléger les formalités et garantir la continuité du versement des pensions sans contraintes inutiles.
Retraités en Algérie, la CNR adopte R-Face : comment ça marche ?
Concrètement, les retraités n’auront plus à fournir chaque année un certificat de vie sous format papier dans le cadre du renouvellement périodique de leur dossier. Désormais, le retraité peut réaliser cette vérification à distance grâce à la fonctionnalité de reconnaissance faciale « R-Face », intégrée à l’espace numérique de la CNR.
Le renouvellement s’effectue une fois par an, selon le mois de naissance du bénéficiaire. Par exemple, les retraités nés en mai doivent effectuer leur mise à jour durant ce mois de mai 2026 via l’application « Takaoudi / RetraiteDz ».
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La procédure se veut simple. Le retraité doit d’abord créer un compte sur l’« Espace retraité » accessible via le site de la CNR ou directement depuis l’application mobile « Takaoudi ». Une fois connecté, il accède au service « R-Face », dédié à la vérification biométrique.
L’utilisateur devrait ensuite prendre un selfie directement depuis son téléphone portable en suivant les instructions affichées à l’écran. Le système procède alors automatiquement à la vérification de l’identité avant de valider le renouvellement du dossier. Une notification de confirmation arrive enfin sur l’application.
Pour les bénéficiaires d’une retraite directe, seule la confirmation de vie par reconnaissance faciale est demandée. En revanche, dans le cas d’une retraite transférée, certains documents complémentaires peuvent encore être téléversés via l’application selon la situation concernée.
Une technologie jugée « infaillible » par le DG de la CNR
Invité du forum du quotidien El Moudjahid le 13 mai, le directeur général de la CNR, Abdelhafid Adrar, a assuré que le système R-Face était « fiable à 100 % ».
Selon lui, l’application s’appuie sur les données biométriques de la carte nationale d’identité pour comparer automatiquement le cliché pris par l’utilisateur avec celui enregistré dans les bases officielles. Le responsable a insisté sur le fait que cette opération relève entièrement du système informatique et non des agents de la CNR.
Il a d’ailleurs expliqué que des actions de sensibilisation sont menées auprès des retraités afin de les familiariser avec les nouveaux outils numériques et les solutions basées sur l’intelligence artificielle. D’autre part, les personnels de la CNR bénéficient de formations pour clarifier leur rôle dans ce nouveau fonctionnement.
Pour l’heure, l’usage de R-Face reste facultatif. Les retraités peuvent encore choisir entre la méthode classique et la solution numérique. Mais le DG de la CNR a laissé entendre que cette procédure deviendrait, à terme, obligatoire.
Vers le « zéro papier » dans les dossiers de retraite
Cette évolution s’inscrit dans un chantier plus vaste de numérisation des services de la CNR. Lors du même forum, Abdelhafid Adrar a rappelé que le dossier de demande de retraite, qui nécessitait auparavant une vingtaine de documents, ne requiert aujourd’hui plus que trois pièces.
L’organisme cherche alors à tendre progressivement vers une gestion entièrement dématérialisée et à limiter autant que possible le recours au papier.
Assurance automobile, habitation, voyage… ce que prévoit l’accord avec la SAA
Parallèlement à cette modernisation administrative incarnée notamment par le lancement en Algérie de R-Face, la CNR cherche aussi à multiplier les avantages accordés à ses affiliés. Dans ce cadre, une convention a été signée récemment avec SAA, un accord relayé par l’APS et présenté comme une mesure de soutien au pouvoir d’achat des retraités.
Cette convention permet aux retraités affiliés à la CNR de bénéficier de réductions de 50 % sur plusieurs produits d’assurance proposés par la Société algérienne d’assurances (SAA). Les avantages concernent notamment les assurances automobiles, multirisques habitation, assistance voyage ainsi que certaines couvertures liées aux risques de la vie quotidienne.
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Selon les explications communiquées, les retraités pourront accéder à des tarifs préférentiels et à des facilités dans les procédures de souscription. La CNR et la SAA mettent également en avant la possibilité d’adapter certaines formules aux besoins spécifiques des personnes âgées, notamment en matière de protection du logement ou d’assistance.
L’accord prévoit aussi un rapprochement administratif entre les deux organismes afin de simplifier les démarches des retraités souhaitant souscrire un contrat d’assurance. Cette logique entre dans le cadre de la stratégie plus globale de la CNR visant à développer des services annexes autour de la retraite et non plus uniquement le versement des pensions.
Le DG de la CNR a présenté cette convention comme une première étape dans une série de partenariats appelés à se multiplier avec d’autres institutions publiques et entreprises nationales.
Une réduction de 50 % sur le train bientôt envisagée
Le directeur général de la CNR a également révélé que des discussions avancées étaient en cours avec la SNTF. Les échanges entre les deux organismes devraient aboutir à la signature d’une convention permettant aux retraités de bénéficier de réductions de 50 % sur les déplacements en train.
Cette mesure concernerait aussi bien les trajets de banlieue que les longues distances. Si elle se concrétise, elle viendra compléter la série d’avantages que la CNR tente progressivement de mettre en place au profit de ses affiliés.
