Algérie : la lettre d’excuses de Belghit à Tebboune
Mohamed El Amine Belghit aurait adressé une lettre d’excuses au président Tebboune, après sa condamnation définitive.
Dans une lettre manuscrite adressée au président Abdelmadjid Tebboune, l’historien Mohamed El Amine Belghit aurait exprimé ses regrets quant à ses déclarations controversées. Ce geste, suivi d’une grâce présidentielle, marque un tournant dans une affaire qui avait suscité un vif débat national.
L’historien Mohamed El Amine Belghit aurait adressé une lettre manuscrite au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans laquelle il aurait exprimé ses regrets pour ses propos passés. Selon des informations rapportées par le quotidien El Khabar dans son édition du 16 décembre 2025, cette initiative intervient après plusieurs mois de polémique et de procédures judiciaires qui avaient alimenté un large débat sur la scène nationale.
Un parcours judiciaire mouvementé
Belghit a vu son placement sous mandat de dépôt le 3 mai 2025 par le tribunal de Dar El Beïda, poursuivi pour des déclarations jugées attentatoires aux symboles de la Nation. Ses propos tenus sur une chaîne étrangère avaient suscité de vives réactions, dans un contexte où l’amazighité est reconnue par la Constitution depuis 2016 comme composante identitaire et langue officielle.
À lire aussi | Tebboune reçoit Elias Zerhouni : qui est ce professeur de renom ?
Le 3 juillet, il a écopé de cinq ans de prison ferme et d’une amende de 500 000 dinars. Le 7 octobre, la Cour d’Alger réduit la peine à trois ans de prison ferme et deux ans avec sursis. Le 11 décembre, la Cour suprême rejette son recours, rendant la décision définitive.
Grâce présidentielle signée par Tebboune
Le président Tebboune a signé, le 15 décembre, un décret présidentiel accordant une grâce totale au détenu, effaçant ainsi le reliquat de sa peine. La décision s’appuie sur les articles 91 et 182 de la Constitution, ainsi que sur l’avis consultatif du Conseil supérieur de la magistrature.
Lettre de Belghit à Tebboune : vers une nouvelle page
Dans sa lettre, Belghit aurait donc affirmé son attachement aux institutions de l’État et aurait promis de respecter la Constitution et les lois de la République. Il se serait également engagé à ne plus reproduire de comportements similaires. Cette affaire, largement relayée partout, avait alimenté un débat intense. Celui-ci portait sur les responsabilités des intellectuels. Avec cette lettre d’excuses et la grâce présidentielle, un nouveau chapitre s’ouvre, marqué par la volonté d’apaisement et de réaffirmation des principes républicains.
