Algérie Télécom : Abdelghani Aït Saïd nommé PDG
Algérie Télécom entame une nouvelle phase stratégique avec l’arrivée d’Abdelghani Aït Saïd à sa tête © ministère de la Poste et des Télécommunications - Algérie Zoom
Ce 26 janvier, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a présidé la cérémonie officielle d’installation de Abdelghani Aït Saïd en tant que nouveau président-directeur général d’Algérie Télécom. L’événement s’est déroulé au siège de l’entreprise, en présence des responsables des établissements sous tutelle et des membres du conseil d’administration.
Le ministre a tenu à féliciter le nouveau dirigeant pour la confiance placée en lui, en lui souhaitant réussite et constance dans ses nouvelles fonctions. Dans son allocution, Sid Ali Zerrouki a rappelé le rôle stratégique d’Algérie Télécom dans le développement des infrastructures de télécommunications, l’amélioration de la qualité des services destinés aux citoyens et l’accompagnement de la transition numérique que connaît le pays.
Qui est Abdelghani Aït Saïd ?
Abdelghani Aït Saïd est en un pur produit de la maison. Il a un parcours construit par étapes, sur le terrain, loin des raccourcis. Auditeur principal de l’action commerciale pendant près de huit ans, puis chargé du suivi des réserves du commissaire aux comptes, il devient ensuite chef de Division achats, moyens et patrimoine, avant de prendre enfin les commandes du groupe. Côté formation, un socle solide : marketing des services à l’Université d’Alger, tronc commun technique à l’ENP, puis certification en audit interne à l’IAHEF. En clair, un profil technique, financier, opérationnel. Les infos viennent de son LinkedIn officiel.
Une succession attendue
Abdelghani Aït Saïd succède à Adel Bentoumi, dont les fonctions à la tête du groupe avaient été interrompues en décembre dernier. Ce changement de direction intervient dans un contexte où Algérie Télécom est appelée à renforcer sa place dans le paysage numérique national, en modernisant ses réseaux et en répondant aux attentes croissantes des usagers.
Le nouveau PDG hérite d’une mission délicate : consolider la confiance des clients, accélérer la digitalisation des services et maintenir la compétitivité de l’entreprise face aux évolutions technologiques rapides. La feuille de route qu’on lui a confiée s’inscrit dans une logique de continuité, mais aussi d’adaptation aux nouveaux défis liés à la cybersécurité, à la connectivité et à l’innovation.
Une entreprise au cœur de la transition numérique
Algérie Télécom, qui vient d’obtenir son nouveau directeur général en la personne d’Abdelghani Aït Saïd, demeure un acteur incontournable dans le secteur des télécommunications. Ses projets de modernisation, notamment l’élargissement du réseau de fibre optique et l’amélioration de la couverture Internet haut débit, s’avèrent essentiels pour accompagner la transformation digitale du pays. Le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir une dynamique de progrès, afin que l’entreprise reste un pilier de la souveraineté numérique nationale.
Smart Africa : une ouverture continentale
Pour rappel, le ministre de la Poste et des Télécommunications Sid Ali Zerrouki a participé par visioconférence à la première réunion d’installation du Conseil africain de l’intelligence artificielle, relevant de l’initiative Smart Africa. Le ministre y siège désormais en tant que membre, aux côtés de personnalités de haut niveau issues de différentes régions du continent.
Ce conseil, composé de 15 membres seulement (cinq ministres, six experts et quatre co-présidents), émerge d’une sélection de 226 personnalités, dont 54 ministres. Les membres se sont vus choisir par un comité tripartite réunissant l’Union internationale des télécommunications, l’Union africaine et Smart Africa.
La réunion inaugurale a permis de tracer une feuille de route pour l’activation du Conseil africain de l’IA et de définir les mécanismes de mise en œuvre de la stratégie continentale. L’objectif est clair : accélérer l’adoption des technologies d’intelligence artificielle en Afrique, dans une approche responsable et souveraine, au service des citoyens.
Lors de son intervention, Sid Ali Zerrouki a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à contribuer activement à l’élaboration des politiques de gouvernance de l’IA et au développement des infrastructures numériques. Il a également mis en avant la volonté du pays de renforcer la coopération avec les États africains dans les domaines de l’innovation, de la formation et du développement des compétences humaines.
Une double dynamique nationale et continentale
La nomination d’Abdelghani Aït Saïd à la tête d’Algérie Télécom et l’intégration de Sid Ali Zerrouki au Conseil africain de l’IA traduisent une même ambition : placer l’Algérie au cœur de la modernisation numérique, à l’échelle nationale comme continentale. D’un côté, une entreprise publique appelée à consolider ses infrastructures et à améliorer ses services ; de l’autre, une participation active aux débats stratégiques sur l’avenir de l’intelligence artificielle en Afrique.
Ces deux annonces, intervenues simultanément, illustrent la volonté des autorités de faire de la transition numérique un levier de développement et de souveraineté, en inscrivant l’Algérie dans une dynamique régionale et internationale.
