Algérie : une usine de vaccins pour la souveraineté sanitaire
Manipulation de tubes en laboratoire, illustrant les travaux scientifiques liés au projet algérien de production nationale de vaccins © Pexels - Algérie Zoom
Un groupe de travail national prépare la création d’une usine de vaccins et d’un centre de recherche sur les virus, deux projets stratégiques pour la sécurité sanitaire de l’Algérie.
Ce lundi 29 décembre à Alger, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, accompagné de son homologue de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a supervisé l’installation d’un groupe de travail multisectoriel, annonce un communiqué. Sa mission : suivre le projet de création d’un centre intégré de recherche sur les virus et d’une usine de production de vaccins en Algérie.
22 membres mobilisés
Le communiqué du ministère de la Santé précise que le groupe compte 22 membres. Défense nationale, Santé, Industrie pharmaceutique, Enseignement supérieur, Recherche scientifique, Agence nationale de sécurité sanitaire… tous sont représentés. Pas seulement pour figurer : chacun devra apporter son expertise et coordonner ses efforts.
Objectifs affichés
Le projet vise à développer des capacités nationales avancées en recherche, développement et production. En clair : assurer l’autosuffisance en vaccins, garantir la durabilité des ressources sanitaires et renforcer la préparation face aux crises épidémiques. Les responsables parlent aussi d’une ambition régionale, avec l’idée de placer l’Algérie sur la carte scientifique internationale.
Responsabilité nationale
Dans son intervention, Aït Messaoudene a insisté sur la responsabilité confiée à ce groupe. Professionnalisme, rigueur, respect des normes scientifiques internationales… autant de conditions jugées indispensables. Il a précisé que la mission ne se limite pas au suivi administratif : il s’agit d’élaborer une stratégie scientifique intégrée, en évaluant les ressources et en coordonnant les secteurs concernés.
Une infrastructure moderne en perspective
De son côté, Wassim Kouidri a qualifié le projet de stratégique pour le système de santé. Selon lui, l’unification des efforts nationaux et la mobilisation des compétences scientifiques, techniques et institutionnelles permettront de mettre en place une infrastructure moderne et sécurisée, au service direct des citoyens.
Cybersécurité : l’autre front
Dimanche, autre annonce. Le ministre de la Santé a rappelé que la protection des données médicales est désormais une priorité stratégique. Avec la numérisation des hôpitaux, les risques explosent. Les données de santé sont sensibles, liées aux droits fondamentaux.
Une Semaine nationale de formation a été lancée à l’Institut national de formation paramédicale. Objectif : ancrer une culture de sécurité numérique, renforcer les capacités, assurer la conformité avec la loi. L’Autorité nationale de protection des données personnelles (ANPDP) est associée.
Le ministre parle d’intégrer les dimensions juridiques et sécuritaires dans chaque projet de numérisation. Sur le terrain, cela veut dire former, sensibiliser, responsabiliser.
En résumé, deux chantiers avancent en parallèle : produire des vaccins sur place via une usine en Algérie et sécuriser les données de santé. Deux fronts différents, mais une même logique : souveraineté sanitaire et numérique.
