Algérien arrêté pour fraude liée à l’allocation touristique de 750 €
À Tébessa, un voyageur algérien a tenté de contourner les règles liées à l’allocation touristique en franchissant illégalement la frontière. L’affaire, révélée par le parquet, met en lumière une infraction précise aux textes en vigueur.
Le parquet de Tébessa a communiqué, le 8 décembre au soir, l’interpellation d’un homme identifié par ses initiales (Ch. A). Ce citoyen algérien a été arrêté vers 21h alors qu’il tentait d’entrer sur le territoire national en provenance d’un pays voisin, mais en dehors du passage frontalier officiel pour pouvoir détourner l’allocation touristique qu’il avait perçu.
Une allocation déjà perçue
Les enquêteurs ont rapidement établi que le voyageur algérien avait déjà bénéficié d’une allocation touristique de 750 euros. Pour profiter à nouveau de cette prime, il aurait choisi de contourner les conditions légales, notamment celle imposant une durée minimale de séjour à l’étranger. Lors de sa fouille, les agents ont découvert qu’il transportait encore 700 euros en devises.
Poursuites judiciaires engagées
Le 10 décembre, le mis en cause a été présenté devant le procureur de la République. Deux chefs d’accusation ont été retenus : entrée illégale sur le territoire national et infraction à la législation sur les changes et les mouvements de capitaux. Les poursuites s’appuient sur l’article 175 bis 1 du Code pénal ainsi que sur les dispositions de l’ordonnance 22/96 modifiée.
À lire aussi | Allocation touristique : la Banque d’Algérie publie un message
Après sa comparution, le juge a donc ordonné son placement en détention provisoire. Le dossier a été renvoyé à une date ultérieure pour jugement.
Un business parallèle autour de l’allocation touristique
La mise en place de l’allocation touristique de 750 euros a en fait rapidement donné naissance à un circuit parallèle lucratif. Des agences organisent des voyages collectifs vers la Tunisie, en recrutant des groupes de 40 à 50 personnes. Chaque participant perçoit son droit de change en devises au taux officiel, puis dépense le minimum sur place grâce à des hébergements bas coût.
À lire aussi | Marché noir : l’euro repart à la hausse face au dinar algérien
À leur retour, les euros sont revendus sur le marché noir, où le taux dépasse largement celui des banques. Ce mécanisme permet alors aux voyageurs de récupérer une grande partie de la somme initiale. Cela fragilise par conséquent les réserves de change du pays.
