Ramadan 2026 : l’Algérie sécurise 65 000 tonnes de viande rouge
Le mois du jeûne arrive. Dans les foyers, les discussions sur les denrées alimentaires, à l’instar de la viande rouge reviennent comme à chaque approche du Ramadan en Algérie et 2026 ne fait l’exception. Les autorités, quant à elles, ont fixé un objectif clair : 65 000 tonnes pour couvrir la consommation mensuelle des Algériens.
La consommation nationale tourne autour de 60 000 à 65 000 tonnes par mois. La production locale ne suffit pas. Pour combler le manque en viande rouge durant le mois de Ramadan 2026 en Algérie, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, conduit par Amel Abdellatif, a autorisé l’importation de 20 000 à 25 000 tonnes chaque mois, rapporte le quotidien arabophone Echorouk.
Près de 30 000 tonnes importées viendront compléter l’offre nationale. Et si la demande grimpe davantage, l’option d’introduire du bétail vivant reste sur la table. L’idée est simple : éviter toute flambée des prix durant le Ramadan, période où la consommation explose.
Mesures pour protéger le consommateur
En évoquant la question de la disponibilité de la viande rouge en Algérie durant le Ramadan 2026,a ministre insiste sur la priorité donnée au pouvoir d’achat. Plusieurs mesures sont déjà en place :
- ouverture de points de vente directs dans les wilayas, pour rapprocher le produit des familles,
- plafonnement des marges bénéficiaires dans l’importation et la distribution,
- facilités fiscales et douanières pour accélérer l’entrée des cargaisons,
- contrôles renforcés : plus de 60 000 interventions en 2025 contre les pratiques illégales, du stockage abusif aux circuits parallèles.
Ces actions visent à maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande et à limiter la spéculation.
Anticiper le Ramadan 2026
Le dispositif est déjà enclenché en Algérie en prévision du mois de Ramadan 2026. Entre le 15 janvier et le 15 mars 2026, près de 29 545 tonnes de viande rouge seront injectées sur le marché en coordination avec les importateurs agréés. L’approche est anticipative. La tutelle veut sécuriser l’approvisionnement avant que la demande ne s’intensifie.
Le projet de loi de finances 2026 a introduit un régime préférentiel exceptionnel : exonération des droits et taxes douanières pour les importations d’ovins et de bovins destinés à l’abattage avant les grandes fêtes religieuses. Une mesure qui réduit les coûts et devrait se refléter sur les prix pratiqués.
Surveillance du marché, au jour le jour
Au ministère du Commerce intérieur, une cellule centrale suit les mouvements du marché. Chaque jour, elle observe les marchés de gros, regarde les prix affichés, réagit aux alertes. Les rapports s’accumulent, les décisions tombent vite quand une dérive fait l’objet d’un signalement.
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Sur le terrain, les contrôles continuent. Interventions, saisies, pratiques traquées. L’objectif reste simple : éviter les ruptures de stock et les hausses brutales qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages.
Un produit très demandé durant le mois sacré
Au-delà des chiffres, il s’agit de garantir que chaque foyer en Algérie trouve sa part de viande rouge durant le Ramadan 2026. Produit sensible, directement lié au quotidien.
Clairement, l’Algérie combine trois manœuvres. La production nationale, importations ciblées et régulation stricte pour assurer l’abondance. Les 65 000 tonnes prévues ne sont pas qu’un chiffre : elles représentent une promesse de stabilité dans une période où la demande atteint son maximum.
