Bac 2026 : l’Algérie réduit drastiquement la coupure d’Internet, voici ce qui change

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Internet Bac 2026 Algérie

Depuis le scandale de 2016, le dispositif anti-fraude au baccalauréat algérien n'a cessé de s'affiner © Pexels – Algérie Zoom

Le ministre de l’Éducation, Mohamed Sghir Saâdaoui, a confirmé en marge du lancement de l’examen du baccalauréat au lycée Colonel Amirouche dans la wilaya de Tizi Ouzou que le blocage d’Internet durant le bac 2026 en Algérie est désormais pratiquement limité aux centres d’examen. Une évolution significative par rapport aux années précédentes, qui change complètement la donne pour les abonnés.

Ce qui change vraiment en 2026

Cette année, la zone de blocage des réseaux sociaux en dehors des centres d’examen a été considérablement réduite. Le ministre Saâdaoui l’a formulé clairement : « Nous avons davantage développé le dispositif, en réduisant la zone de blocage des réseaux sociaux en dehors des centres d’examen, de sorte que la mesure reste pratiquement limitée aux centres. »

Concrètement, les habitants des quartiers avoisinant les établissements scolaires qui abritent les épreuves du Bac 2026 en Algérie ou les entreprises et commerces situés à proximité ne devraient plus subir de perturbations significatives de leur connexion à Internet. Une avancée notable par rapport aux éditions précédentes.

Une mesure qui s’affine d’année en année

Le dispositif n’a pas toujours agi avec autant de ciblage. L’Algérie a longtemps appliqué une coupure quasi totale d’Internet à l’échelle nationale durant les épreuves du baccalauréat, affectant l’ensemble de la population pendant de longues heures.

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L’année passée marquait déjà un premier resserrement : on avait alors limité la coupure aux centres d’examen et à leur périmètre immédiat. En 2026, le dispositif franchit un nouveau cap en concentrant la restriction au strict périmètre des centres eux-mêmes. « Les mesures liées à l’Internet durant le déroulement du baccalauréat évoluent chaque année », a rappelé le ministre, assumant cette logique de progression graduelle.

Pourquoi ces restrictions : la fraude, une infraction aux lourdes conséquences

Si l’Algérie a instauré ces mesures, c’est en fait en réponse à l’évolution des méthodes de triche. Des papiers dissimulés aux téléphones connectés, jusqu’à l’exploitation des réseaux sociaux pour diffuser des sujets en temps réel, la fraude s’est modernisée. Le tournant décisif a été le scandale de 2016, qui a poussé les autorités à recourir à la coupure d’Internet comme outil de lutte systématique.

Les conséquences pour un candidat pris en flagrant délit sont immédiates et sévères : arrêt immédiat de l’examen, rédaction d’un rapport par les surveillants, saisie de l’outil utilisé, puis remise aux services de sécurité présents sur place. S’ensuit enfin le transfert des preuves aux instances compétentes pour suite judiciaire.

Car la fraude au baccalauréat est qualifiée de crime en droit algérien. Elle expose son auteur à une peine pouvant atteindre 15 ans de prison et à une amende d’au moins 150 millions de centimes. À noter : l’introduction d’un objet interdit dans la salle d’examen est sanctionnable, même en l’absence de toute utilisation.

Ce que doit retenir le candidat

L’allégement du blocage d’Internet hors centres à l’occasion de la session 2026 du bac en Algérie constitue un progrès réel pour le grand public. Mais à l’intérieur des centres d’examen, la règle du ministère de l’Éducation demeure inchangée : tolérance zéro. Les réseaux sociaux restent inaccessibles, les téléphones interdits, et le dispositif de surveillance pleinement opérationnel. Les risques judiciaires, eux, restent entiers.

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