Allocation touristique Algérie : impact sur le voyage vers la Tunisie

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Allocation touristique Algérie

La directive sur le droit de change réduit les séjours en Tunisie et bouleverse les habitudes des voyageurs algériens © Unsplash - Algérie Zoom

La nouvelle directive de la Banque d’Algérie sur le droit de change (allocation touristique) bouleverse les habitudes des voyageurs vers la Tunisie. Les postes frontaliers avec le pays voisin enregistrent une chute spectaculaire du trafic, avec des répercussions directes sur le tourisme et les services.

À El Ayoun et Oum Teboul, dans la wilaya d’El Tarf, le contraste est saisissant. Les files interminables de voitures et de bus vers la Tunisie ont disparu, malgré les vacances d’hiver et les festivités du Nouvel An et l’encadrement de l’allocation touristique en Algérie en est pour quelque chose. Quelques jours après l’entrée en vigueur de la directive encadrant l’allocation touristique, le flux vers la Tunisie s’est réduit à environ 2 500 voyageurs par jour, contre plus de 150 000 auparavant, rapporte El Khabar. Les bus ont alors totalement disparu, ne laissant place qu’à quelques voitures particulières.

Une pression déplacée vers les banques

La suspension du droit de change en espèces a provoqué une ruée vers les agences bancaires. Chaque jour, des dizaines de citoyens déposent des demandes d’ouverture de comptes, espérant se conformer aux nouvelles règles. Mais les établissements bancaires rappellent que l’opération reste conditionnée à une coordination avec la Banque centrale et aux dispositifs de lutte contre le blanchiment. Une complexité qui freine les démarches et entretient l’incertitude.

Le tourisme tunisien en première ligne

En Tunisie, les conséquences sont immédiates. Les prix des hôtels et résidences privées, qui avaient flambé ces derniers mois, ont chuté depuis la mi-décembre. Les opérateurs dénoncent le phénomène du « camping temporaire » : des Algériens séjournent une semaine sans dépenser l’allocation de 750 euros, puis repartent avec la même somme. Cette situation tend parfois les relations entre visiteurs et hôtes, privés d’une manne financière qui soutenait leur activité.

Témoignages de voyageurs

Dans un témoignage livré au média cité plus haut, Mustapha, 52 ans, originaire de Mila, explique avoir préféré rapatrier son allocation pour la revendre sur le marché parallèle et financer le mariage de sa fille. Mohamed Larbi, 61 ans, de Constantine, cité par la même source, poursuit aussi le même objectif : compléter les frais de son pèlerinage. Ces choix illustrent l’impact concret de la directive sur les familles, qui adaptent leurs stratégies face aux nouvelles contraintes.

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