Arbitrage : Walid Sadi hausse le ton au COMEX de la CAF

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Walid Sadi COMEX CAF

Arbitrage contesté et gouvernance fragilisée : Walid Sadi secoue le COMEX de la CAF à Dar es-Salaam - Algérie Zoom

La réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), organisée vendredi à Dar es-Salaam, en Tanzanie, n’aura pas tenu toutes ses promesses. Annoncée comme décisive, elle s’est surtout transformée en séance crispée, traversée par les absences, les échanges tendus… et une remise en cause frontale de l’arbitrage continental lors de ce COMEX de la CAF, portée notamment par Walid Sadi.

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), absent physiquement mais connecté depuis Alger, n’a pas mâché ses mots. Loin de là.

Un COMEX sous tension, des fauteuils vides

Dès l’ouverture, le décor était planté. Huit membres absents autour de la table, dont sept contraints de participer par visioconférence. Une situation inhabituelle pour un COMEX censé trancher des dossiers lourds : la CAN 2027, l’avenir immédiat de la CAN féminine prévue au Maroc, ou encore le calendrier des prochaines compétitions.

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Mais la réunion n’ira pas au bout de son ordre du jour. Selon plusieurs sources concordantes, le président de la CAF, Patrice Motsepe, aurait quitté la salle avant la fin, sous la pression croissante d’une majorité de membres visiblement exaspérés. Un départ précipité qui en dit long sur le malaise actuel.

Dans les couloirs, certains parlaient déjà de crise ouverte. Difficile de leur donner tort.

Walid Sadi pointe l’arbitrage au COMEX de la CAF

C’est dans ce climat déjà électrique que Walid Sadi a pris la parole au COMEX de la CAF. Depuis le siège de la Fédération algérienne de football, à Dely Ibrahim, le patron du football algérien est revenu longuement sur les erreurs arbitrales relevées lors de la dernière CAN.

Des décisions jugées lourdes de conséquences. Des matchs faussés, selon lui. Et surtout un sentiment persistant d’injustice, partagé par plusieurs fédérations. Autour de l’écran, d’autres voix ont suivi. Samuel Eto’o, Hani Abou Rida et Yacine Idriss Diallo ont, eux aussi, réclamé des changements profonds, allant jusqu’à demander le départ du président de la commission d’arbitrage.

Un exposé de ce dernier était d’ailleurs attendu. Il aura lieu, mais sans apaiser totalement les esprits.

Gouvernance, réformes et CAN dans le flou

Au-delà de l’arbitrage, c’est la gouvernance même de la CAF qui est aujourd’hui questionnée. Plusieurs membres du COMEX estiment que l’institution traverse autre chose qu’une simple zone de turbulence. Une crise de gestion, disent-ils, qui toucherait aussi le secrétariat général.

Sur place, à Dar es-Salaam, certains observateurs évoquaient des discussions à voix basse, des regards fuyants, une impatience palpable. Rien d’anodin.

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En clair, le football africain peine à avancer. Et les prochains mois, entre CAN féminine et échéances majeures, diront si cette fronde débouche sur de vraies réformes… ou sur de nouveaux blocages.

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