Cosmétiques : l’Algérie décrète la fin des importations
L’Algérie annonce l’autosuffisance en cosmétiques et vise l’exportation vers l’Afrique et la Méditerranée © Pexels - Algérie Zoom
C’est une annonce qui fera date dans l’histoire industrielle du pays. En marge de l’ouverture du salon Cosmetica North Africa, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a déclaré que l’Algérie avait atteint l’autosuffisance totale en produits cosmétiques et de maquillage et ne faisait plus recours aux importations.
Une phrase lâchée au Palais des expositions (SAFEX), devant les stands et les projecteurs, mais qui résume des années de montée en puissance du secteur. Selon le ministre, le marché national n’a plus besoin de recourir aux importations pour répondre à la demande locale. En clair : les rayons sont désormais remplis par la production algérienne.
Une industrie qui ne se contente plus du marché local
Mais l’annonce ne s’arrête pas à la fin des importations des produits cosmétiques en Algérie. Kamel Rezig insiste : le pays ne se contente plus de produire pour lui-même, il exporte. « Nous sommes aujourd’hui dans une dynamique d’exportation », affirme-t-il. Le pays vise désormais les marchés africains et méditerranéens, avec un savoir-faire local qui commence à séduire au-delà des frontières.
L’État, de son côté, promet d’accompagner les opérateurs dans cette conquête. Soutien logistique, facilitation douanière, promotion commerciale : plusieurs leviers sont mobilisés pour transformer cette autosuffisance en levier économique.
Fin des importations de cosmétiques en Algérie, reste les matières premières
Si le produit fini est désormais 100 % local, la dépendance technique et chimique reste un point de vigilance. Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations évoque un objectif stratégique baptisé « Défi 2026 » : parvenir à produire localement les matières premières utilisées dans les formulations cosmétiques. Une ambition qui vise à garantir une chaîne de valeur entièrement algérienne, de la molécule au flacon.
Cosmetica 2026 : un salon qui reflète la mutation
Avec 330 exposants, dont 120 entreprises étrangères venues de 17 pays, la 4e édition du salon Cosmetica confirme que l’Algérie n’est plus un simple client, mais un acteur industriel reconnu. Le commissaire du salon, Achraf Zighi, souligne que près de 40 % des participants sont des start-up ou des nouvelles entreprises, preuve d’un secteur en pleine effervescence.
Pour conclure, le pays ne parle plus de transition industrielle, il l’incarne. En déclarant la fin des importations de cosmétiques, l’Algérie affirme sa capacité à produire, à exporter, et bientôt à maîtriser l’ensemble de la chaîne. Une révolution silencieuse, mais bien réelle, qui redéfinit les contours de l’industrie nationale.
